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[PHOTOS] Belle et Bum: une soirée festive au parc de la Francophonie

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On a failli, à un moment donné, croire que ça ne décollerait jamais, mais après la pluie et une attente interminable, la soirée Belle et Bum Québec-Acadie a finalement été lancée. Une atmosphère de fête s’est tout de suite installée au parc de la Francophonie.

Un spectacle qui devait être lancé à 21 h 20 et qui a été retardé d’une bonne trentaine de minutes en raison de la pluie. Avec un spectacle enregistré pour une diffusion en mars sur les ondes de Télé-Québec, la production a préféré attendre l’arrêt de la pluie avant de lancer cette grande célébration.

Au moment où la prestation des Foo Fighters décollait, vers les 21 h 45, après un entracte de trois ans, les artistes et musiciens du spectacle Belle et Bum étaient sur les planches et en mode préparation.

Vers les 21 h 50, l’auteur et slameur David Goudreault a livré sa poésie avant que Normand Brathwaite débarque sur scène et qu’un animateur de foule donne mille et une directives, comme demander aux gens de sourire, et que l’on présente, ensuite, tous les musiciens.

On entendait même à quelques moments Dave Grohl et sa bande livrer leur puissant rock sur les Plaines.

Et tout à coup, vers 22 h, Radio Radio lançait le spectacle, avec Dekshoo. Normand Brathwaite, Mélissa Laverge et Émile Bilodeau sont aux percussions. Kim Richardson et Émile Bilodeau ajoutent leurs voix à celle du duo acadien. Superbe entrée. Ça bouge et il y a de l’énergie. Cette énergie typique aux soirées Belle et Bum.

Des «yodels»

«Le Québec et l’Acadie ont en commun d’aimer faire le party. Est-ce que vous aimez le party?», a lancé Normand Brathwaite à un public qui n’a pas quitté le parc de la Francophonie, même au plus fort de la pluie.

Zachary Richard a suivi avec Pagayez, avec la présence de Guylaine Tanguay comme choriste et l’énergique Émile Bilodeau a entamé Crise existentielle.

Le plateau de 10 musiciens, avec une section de cuivres, est solide. Il devient difficile de résister à toute cette musique riche et bien livrée. Ça sonnait et la qualité sonore était exceptionnelle.

Guylaine Tanguay, celle qui incarne la joie de vivre, comme l’a indiqué Jean-François Breau, a créé une surprise intéressante en reprenant, sacres inclus, Y fait chaud de Lisa LeBlanc.

Normand Bratwaithe a ajouté qu’elle était tombée dans une marmite de party lorsqu’elle était plus jeune. Elle a «yodelé» d’aplomb durant C’est comme ça en Acadie, une reprise de Paul Daraîche.

Les Hay Babies, Menoncle Jason et Fred Fortin étaient aussi de la fête dans une soirée pas du tout ringarde. Il fallait voir le duo Radio Radio et Kim Richardson s’éclater durant Kenny G Non Stop. Une belle soirée rythmée et diversifiée.

Comme Céline

En tout début de soirée devant un parc de la Francophonie clairsemé et sous quelques gouttes de pluie, le Néo-Brunswickois Pierre Guitard s’est retrouvé devant un public qui n’était pas vraiment le sien.

Le jeune homme qui a remporté le premier prix du Festival de la chanson de Granby en 2017 et qui lancera un premier album à l’automne est, comme il l’a très bien démontré, lors d’une courte prestation, capable de rocker.

Laura Lefebvre, qui a lancé un EP de cinq chansons en mars, a suivi et elle était heureuse sur scène.

Accompagnée par un guitariste et une claviériste, elle a présenté de belles couleurs musicales avec un mélange de folk, d’électro et d’indie, livrées avec une belle voix.

« C’est un rêve pour moi de vivre cette scène-la », a lancé la jeune femme dans la vingtaine, avant de demander aux gens d’ouvrir la lumière de leurs téléphones cellulaires afin qu’elle puisse, pendant quelques instants, se sentir comme Céline et toutes les autres.

Surprise, elle a interprété, seule à la guitare électrique, une reprise de All Is Full of Love de Bjork, avant de terminer sa courte prestation avec L’Amour mécanique, pièce titre de son EP.


La télédiffusion de ce spectacle sera présentée le 23 mars 2019 sur les ondes de Télé-Québec.