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De «sérieux doutes» sur la passerelle cyclable dans le Vieux-Port

Passerelle cyclable
Illustration courtoisie Ville de Québec La passerelle cyclable de Dalhousie doit s’étendre sur 322 m. Elle sera aménagée au printemps prochain au coût de 6 M$.

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Les cyclistes utilitaires de Québec ont de nombreuses réserves sur la future passerelle vélo que veut implanter la Ville dans le Vieux-Port, et doutent de sa sécurité et de son efficacité.

Martial Van Neste, président de la Table de concertation vélo des conseils de quartier de Québec, estime que la solution mise en place par la Ville et Le Port n’est pas optimale.

La passerelle surélevée soulève plusieurs interrogations, selon lui. « Il y a de sérieux doutes. »

D’abord, il est loin d’être convaincu que les cyclistes utilitaires vont l’emprunter, puisqu’elle les forcera à bifurquer vers les quais plutôt que d’emprunter le chemin le plus court. « Plusieurs cyclistes vont quand même continuer par Dalhousie. Beaucoup ne voient pas la passerelle comme une alternative. »

Sécurité remise en question

Marial Van Neste remet en question la sécurité de la future structure, notamment en raison des conditions climatiques qui peuvent être hostiles le long du fleuve, avec des rafales parfois fortes.

« Les autres grandes plateformes aériennes sont protégées contre le vent. Ça risque d’être un peu épeurant pour bien des gens. Sans protection contre le vent, je me demande même comment les cyclistes de plaisance vont aimer ça. »

M. Van Neste s’inquiète également de la cohabitation avec les piétons. Celle-ci peut être possible dans des endroits où le flot de vélos est modéré. Mais dans le Vieux-Port, la piste cyclable devient une « autoroute » par moments, avec quelque 4000 cyclistes par jour lors des périodes achalandées.

« Il peut y avoir des zones de croisement, mais pas sur 300 mètres, parce que ça va juste augmenter les tensions entre les deux. »

Pour le président de la Table, des doutes subsistent sur la conception de l’infrastructure.

Défi

« Des aménagements spectaculaires, c’est bien. Mais espérons qu’ils seront bien faits. C’est un beau défi de design, mais ce qui me fait le plus peur, c’est qu’on n’a pas beaucoup de réalisations de ce genre au Québec. Il faudra faire appel à des firmes qui s’y connaissent et qui comprennent ce que c’est de circuler à vélo. »

Selon lui, si les gens ne sont pas à l’aise, ils ne l’emprunteront pas.