/entertainment/feq
Navigation

[PHOTOS] FEQ: la folie Charlotte Cardin

Le parc de la Francophonie était plein à craquer pour le concert de la jeune star québécoise, mardi soir

Coup d'oeil sur cet article

Un jour très prochain, Charlotte Cardin aura la stature pour chanter sur les plaines d’Abraham en tête d’affiche. En attendant, un parc de la Francophonie à ses pieds, qui affichait complet plus d’une heure avant son arrivée sur la scène, s’est avéré le complément parfait à son attrayante électro-pop, mardi soir.

Elle est vraiment populaire la nouvelle star de la chanson québécoise. À l’intérieur, des cris stridents retentissaient à tout bout de champ pendant qu’elle chantait tandis qu’à l’extérieur du site, plein à craquer, la rue avoisinante avait été prise d’assaut par des retardataires.

À l’œil, il y avait bien quelques milliers de personnes qui ont dû se contenter d’écouter de loin et de regarder sur les écrans géants, en bonus des 10 000 que contient le Parc de la Francophonie.

«C’est comme Éric Lapointe», a observé une employée du FEQ. Ce qui n’est pas peu dire compte tenu de l’immense pouvoir d’attraction du rockeur.

«Débile»

Après s’être laissée désirer plusieurs minutes au point de provoquer des «Charlotte, Charlotte» dans l’assistance, la jeune star a fait son apparition tout doucement, un sourire timide se dessinant sur son visage à la vue de la foule quand elle a pris place derrière son piano.

Vite, elle a montré tout son aplomb en offrant de sa voix chaude et assurée Big Boy et Paradise Motion.

«Oh.My.God. C’est complètement débile. On n’a jamais eu une crowd aussi vaste», a-t-elle ensuite échappé en scrutant l’horizon.

La fièvre a ensuite monté d’un cran au son du premier titre en français du concert, la délicate Les échardes, reçue avec passion par ses fans.

Se battre jusqu’à la fin

Même si elle ne compte que deux EP de quelques chansons à son actif, Charlotte Cardin a réussi à monter un spectacle complet, en formule trio, grâce à l’insertion de reprises et primeurs. Côté relecture, celle de Go Flex, de Post Malone, collait à merveille à son univers sonore.

La sensuelle nouveauté Sin 7 a pour sa part mis en valeur l’étendue du registre vocal de Cardin. Sa voix a cependant flanché dans l’ouverture de Sous les jupes, une autre nouvelle chanson. «Je perds la voix», venait-elle d’aviser.

Ce n’était rien pour la déstabiliser. Au contraire, elle s’est férocement battue jusqu’à la fin malgré des cordes vocales clairement défaillantes.

Après la visite complice d’Aliocha Schneider pour deux chansons, elle a notamment pu livrer, «malgré son cœur battant à deux millions à l’heure», l’exigeante The Kids et compléter en enchainant Dirty Dirty, Main Girl et Faufile, après avoir demandé l’aide du public, trop heureux de lui offrir son soutien vocal.

Distrayant Spencer Lee Band

Pendant que le soleil couchait, le tout jeune et légèrement déjanté groupe The Spencer Lee Band a montré ses couleurs (et on ne parle pas des pantalons orange du chanteur) soul, pop et surtout funk.

Après une envolée correcte sans être épatante, leur prestation est passée en seconde vitesse durant une épique reprise soul de With a Little Help From My Friends, des Beatles. La suite est restée dans la même veine langoureuse jusqu’à ce que la formation livre sa pièce la plus connue, The Wolf, tirée de la bande sonore du film Cinquante nuances plus claires.

Sans dire qu’on va se précipiter sur les plateformes d’écoute en continu pour réécouter sa musique (de toute manière, ils n’ont que très peu de chansons disponibles en ligne), la bande de Spencer Lee aura procuré un intermède distrayant avant l’arrivée de la vedette de la soirée.

Aliocha en contrôle

Aliochia, membre chantant de la fratrie Schneider, est apparu en pleine possession de ses moyens et de son matériel en début de soirée. Ça s’explique autant par son aisance naturelle que par le fait que le chanteur folk, aux airs ténébreux renforcés par le port de verres fumés, en était au tout dernier concert du cycle de son premier album 11 Songs. «Et c’est clairement le plus incroyable», s’est-il exclamé en regardant la foule déjà nombreuse venue à l’heure du souper.

Pour ceux déjà familiers avec sa musique, Aliocha avait trainé avec lui deux nouveautés. Mary-Jane, avec son solo de guitare final «radioheadien», et la sensibilité aérienne de Figure 8 ont annoncé que le jeune homme de 24 ans n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers.