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[PHOTOS | VIDÉOS] FEQ: Patrice Michaud donne tout sur les Plaines

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Patrice Michaud s’est amusé comme un petit fou, mardi soir, sur les Plaines, avec ses invités Pascale Picard, Marie-Mai, Yann Perreau et Mario Pelchat. Il a dansé allègrement, nous a fait rire, nous a émus, mais surtout, il a confirmé son statut de bête de scène, si jamais quelqu’un en doutait encore.

La foule était beaucoup plus modeste que la veille, mais tout de même respectable pour cette seule soirée francophone sur les Plaines cette année. «Nous sommes sur un ancien champ de bataille, et ce soir, c’est le français qui gagne», a lancé l’artiste.

Patrice Michaud nous avait concocté un spectacle entre surprises, humour, moments d’émotions et segment musicaux rétro de pure folie. Comme pour nous montrer le chemin parcouru de Cap-Chat jusqu'aux Plaines, on a eu droit à des images de lui lorsqu'il était enfant, en ouverture.

«Hey papa, maman, votre garçon joue sur les Plaines»! a-t-il clamé haut et fort en mettant les pieds sur scène, ajoutant qu'il vivait «son rêve» après avoir tant vu de spectacle au même endroit, lui qui a habité à Québec pendant huit ans.

Chanson de circonstance cette Kamikaze en ouverture, alors qu’il entamait la plus grosse soirée de sa carrière, avec cinq musiciens et cinq cuivres pour le soutenir.

Durant la pop rock Cherry Blossom, «je vais danser», nous a-t-il averti sur un ton comique avant quelques mouvements de bassin, «inédits et dangereux», devant les projections ludiques de Marcella Grimaux.

Beaucoup d’humour...

Patrice Michaud ne manque pas d’humour: il a réorchestré mardi son premier slow, avec tout un numéro. Sous une boule disco, vêtu d’un chandail Vuarnet blanc comme lors de ce fameux rendez-vous, il a invité à monter sur scène Julie Pelletier, cette même fille qui était en secondaire 4 alors qu’il n’était qu’en secondaire 1 à l’époque.

Julie Pelletier croyait qu’elle avait gagné des laissez-passer pour le spectacle, et n’était pas au courant de la chose... Pour en rajouter, Mario Pelchat est débarqué pour interpréter la chanson dudit slow, Pleurs dans la pluie. Une bien comique idée qui a fait rire la foule.

... et de rétro

Michaud et ses musiciens ont ensuite revêtu paillettes et verres fumés pour nous parachuter à l’époque yéyé, avec quatre danseuses. C’est la pédale au fond que lui et ses invités, comme Pascale Picard, Marie-Mai, Yann Perreau et Mario Pelchat – qui s’est aussi habillé de paillettes – se sont succédés pour nous faire revivre la belle époque dansante, reprenant des hits comme Les cactus, Ces bottes sont faites pour marcher, et Dans les yeux d’Émilie.

Le party yéyé était à son apogée, le public dansait, les éclairages pétaradaient. Marie-Mai est revenue pour un de ses succès, C’est moi, cette fois-ci à saveur disco, et pourquoi pas rester pour Je cours après Marie...

Puis, Patrice Michaud a eu la gorge nouée par les longs applaudissements du public après Mécaniques générales. C’est porté par cette émotion qu’il a entamé La saison des pluies, au rappel.

La plus que festive carte blanche s’est conclue sous les confettis, dans un medley rétro à tout casser.

Betty Bonifassi sur scène

Luc Plamondon assistait à son hommage juste avant, intitulé La musique de Stone, chansons qui ont fait l’objet d’un spectacle du Cirque du Soleil l’an dernier et d’un album au printemps passé.

Sous la même formule que l’hommage à Desjardins présenté l’an dernier, celui de Plamondon était lui aussi une sobre succession de chansons. Valérie Carpentier, Martha Wainright, Marie-Pierre Arthur, Beyries, Klô Pelgag et Gabrielle Shonk ont fait défiler les paroles de Plamondon sans s’adresser au public.

Betty Bonifassi, qui s’est fracturé une cheville la semaine passée en même temps qu’elle affrontait la controverse autour de son spectacle SLAV, s’est pointée sur scène en chaise roulante, la jambe platrée.

Peut-être moins dynamique, son interprétation d’Oxygène n’a pas été moins vibrante pour autant. Les yeux de la chanteuse se sont remplis d’eau lors de l’interprétation collective de L’hymne à la beauté du monde, lors du numéro final. Une chanson qu’on doutait pleine de sens pour elle.