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Francophonie de pacotille

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Ces jours-ci, Sa Majesté Michaëlle Jean nous honore de sa divine présence. Que chanceux sommes – nous.

C’est dans le cadre d’une séance de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie que la souveraine a foulé le sol québécois.

Sentez-vous la fébrilité qui a envahi la province tout entière ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls. En clair, on s’en balance royalement.

Ce constat implacable soulève une autre question. Mais à quoi sert donc l’Organisation internationale de la Francophonie, si ce n’est que de permettre à une poignée de représentants de la haute bourgeoisie de se bourrer de petits canapés, doigt en l’air et verre de champagne à la main ? La réponse est brutale, mais criante de vérité : RIEN.

Inutile

Et je ne parle pas à travers mon chapeau. J’ai vécu le Sommet de la francophonie de Québec en 2008. Je travaillais alors pour le premier ministre Charest, et j’ai eu l’occasion d’assister à ce merveilleux chef d’œuvre d’inutilité.

Mis à part des vœux pieux et de grandes phrases creuses, il n’y avait strictement rien de concret à se mettre sous la dent. Et c’est sans compter le profil de certains représentants. Dictateurs, oppresseurs et autres corrompus qui viennent parler de la pérennité du français, alors que leurs populations crèvent littéralement de faim, sont sans le sou, n’ont pas accès à l’eau potable. Des dirigeants qui se moquent de la démocratie et qui n’ont rien à cirer des droits et libertés.

Populisme

L’OIF est une immense mascarade. Des gens déconnectés qui se foutent des préoccupations réelles des citoyens qu’ils représentent. Certes, il faut se battre pour notre langue et notre culture. Mais on peut le faire chez nous, entre nous. Pas besoin du Gabon et du Burkina Faso.

Pour tout dire, c’est en regardant aller Michaëlle Jean et ses semblables qu’on peut mieux s’expliquer la montée du populisme dans le monde.