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Le club que Marc Bergevin avait en 2012 à ses débuts avec le Canadien

Marc Bergevin
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Marc Bergevin

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Une fois passée la frénésie de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, TVA Sports vous présentait la semaine dernière le nouveau visage du Canadien de Montréal en vue de la saison 2018-2019.

Comme on le sait tous, cette nouvelle mouture du Tricolore a encore amplement le temps de changer d’ici le début de la saison. Blessé, Shea Weber ne fera pas partie du portrait lors de la première portion de la campagne et Max Pacioretty est à deux doigts de changer d’adresse par voie de transaction.

La saison 2017-2018 fut la pire du CH depuis l’arrivée de Marc Bergevin à Montréal. La situation s’améliorera-t-elle cet automne?

Après tout, profitant en 2012 du bénéfice du doute de la part des partisans et de la confiance absolue du propriétaire Geoff Molson, le directeur général s’était départi de Scott Gomez et avait guidé un Tricolore jusque-là en déroute vers le titre de la défunte section Nord-Est de l’Association Est (dans une saison écourtée de 48 matchs, il est important de le souligner).

Voici le portrait de l’équipe que Bergevin proposait aux fans avant sa toute première saison dans le marché le plus sévère de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ce club a été sacré champion de section, mais a aussi fait patate en séries, subissant l'élimination en cinq rencontres dès le premier tour aux mains des Sénateurs d'Ottawa.

En comparaison avec l’offre de 2018-2019, le CH est-il en meilleure ou en pire position que lorsque Bergevin a pris l’équipe en charge?

Ils sont toujours là (mais pour combien de temps...)

Max Pacioretty, Tomas Plekanec, Carey Price, Brendan Gallagher, Charles Hudon

C’est tout ce qui reste de l'effectif de la première édition du Canadien sous les ordres de Bergevin et de l’entraîneur-chef de l’époque, Michel Therrien. Il s’en faut de peu pour que Pacioretty, meilleur attaquant de l’équipe dans le temps, quitte le navire cet été. Quant à Plekanec, la retraite approche. Modeste choix de cinquième tour au repêchage de 2010, Gallagher allait devenir un favori instantané à Montréal et Hudon n’était encore qu’un projet fort lointain.

Leur impact en 2012-2013

  • Pacioretty | Meilleur buteur et pointeur (15 buts, 39 points)
  • Plekanec | Troisième meilleur marqueur (14 buts, 33 points)
  • Price | Gardien numéro 1, performances moyennes (21 victoires en 39 matchs)
  • Gallagher | Meilleur buteur, meilleure recrue (15 buts, 28 points)
  • Hudon | Absent

Le noyau disparu

P.K. Subban, Andrei Markov, Brian Gionta, Alexei Emelin, Lars Eller, Josh Gorges, Erik Cole, Peter Budaj

Inutile de parler de P.K. Subban.

Remis de graves problèmes aux genoux, Markov était sur le point de redevenir le grand défenseur qu’il avait toujours été. Ayant encore un peu de punch en attaque, Gionta, le capitaine, en était à son avant-dernière saison avec le Canadien. Eller, cet éternel projet, allait connaître sa meilleure saison à Montréal.

Gorges demeurait un des défenseurs fiables du Bleu-blanc-rouge, contrairement à Emelin dont le temps de jeu n’excédait pas les 20 minutes par rencontre. Budaj? Huit victoires contre seulement deux revers à sa fiche, un excellent rendement pour un gardien réserviste, mais vous souvenez-vous du traitement que le Canadien lui avait réservé lors des séries de 2014?

En 2013, Bergevin allait également réaliser un de ses meilleurs coups de gestionnaire en se délestant du contrat de Cole contre le revenant Michael Ryder. Le contrat du Terre-Neuvien sur le déclin venait à échéance à la fin de la campagne.

Leur impact en 2012-2013

  • Subban | Récipiendaire du trophée Norris (11 buts, 38 points)
  • Markov | Quatrième meilleur pointeur (10 buts, 30 points)
  • Gionta | Deuxième meilleur buteur (14 buts, 26 points)
  • Emelin | Cinquième défenseur le plus utilisé en moyenne (3 buts, 12 points)
  • Eller | Cinquième meilleur pointeur (8 buts, 30 points)
  • Gorges | Défenseur de deuxième paire (2 buts, 9 points)
  • Cole | A quitté à la mi-saison (3 buts, 6 points)
  • Budaj | Gardien réserviste de qualité (8 victoires en 13 matchs)

Des espoirs... dans le temps

Alex Galchenyuk, Nathan Beaulieu, Danny Kristo, Jarred Tinordi, Greg Pateryn, Yannick Weber

Compte tenu des autres joueurs choisis dans le top 5 du repêchage cette année-là (Nail Yakupov, Ryan Murray, etc.) et que tout le monde sauf les Capitals de Washington étaient passés à côté de Filip Forsberg (et encore...), Bergevin et son nouveau lieutenant Trevor Timmins avaient vu plutôt juste en choisissant Galchenyuk au troisième rang de l’encan. «Chucky» allait disputer dès lors une première saison à Montréal et montrer des signes prometteurs.

Pour les autres espoirs de l’organisation, hormis Gallagher et Hudon, mentionnés plus haut et Louis Leblanc, dont il est question plus bas, rien de bon ne s’est produit avec le temps.

Leur impact en 2012-2013

  • Galchenyuk | Deuxième meilleure recrue (9 buts, 27 points)
  • Beaulieu, Tinordi, Pateryn, Weber | Usage restreint
  • Kristo | Absent

Les Québécois

David Desharnais, Louis Leblanc, Francis Bouillon, Gabriel Dumont

Aujourd’hui, ce sont les Jonathan Drouin, Phillip Danault, Nicolas Deslauriers. Dans le temps, les Québécois n’avaient pas la même importance sur la glace pour le CH. Le petit Desharnais démontrait de belles choses en tant que pote de Pacioretty. Bergevin se doutait-il que, l’année suivante, le joueur de centre allait offrir ses meilleures performances offensives?

De retour dans le giron du Canadien, Bouillon s’apprêtait à disputer l’avant-dernière saison de sa carrière.

Et pour ce qui est de Leblanc...

Leur impact en 2012-2013

  • Desharnais | Septième meilleur pointeur (10 buts, 28 points)
  • Bouillon | Sixième défenseur le plus utilisé en moyenne (1 but, 9 points)
  • Dumont | Usage restreint
  • Leblanc | Absent

Les mal-aimés

Rene Bourque, Tomas Kaberle

Après le départ de Gomez, le public montréalais devait se trouver un nouveau bouc émissaire. Rene Bourque commençait déjà à se qualifier pour ce titre peu enviable. Ses performances offensives, excluant quelques bons flashs en séries, n’auront jamais justifié son salaire annuel de 3,3 millions $.

Ancienne gloire des Maple Leafs de Toronto et ennemi juré du Canadien, Kaberle n’a jamais eu l’impact souhaité de ce côté-ci de la frontière provinciale.

Leur impact en 2012-2013

  • Bourque | Dixième meilleur pointeur chez les attaquants (7 buts, 13 points)
  • Kaberle | Usage restreint

Les bien-aimés

Brandon Prust, Travis Moen, Ryan White

À 2,5 millions $ décrochés sur le marché des joueurs autonomes, Prust coûtait un peu cher pour un joueur de soutien, mais l’intensité du concubin de Marie-Pier Morin a apporté un vent de fraîcheur à Montréal cette année-là.

Moen en était à son avant-dernière saison à Montréal; son style rugueux allait bientôt ne plus suffire à le rendre aussi important dans un contingent offensif qu’à l’époque où il avait gagné la coupe Stanley avec les Ducks d’Anaheim.

Les équipes adversaires le haïssaient, mais nombreux se trouvaient les fans du CH pour adorer le sourire édenté de White...

Leur impact en 2012-2013

  • Prust | Meilleur attaquant de soutien (5 buts, 14 points)
  • Moen | Attaquant de soutien (2 buts, 6 points)
  • White | Agitateur (1 but)

Les oubliés

Raphaël Diaz, Colby Armstrong, Mike Blunden

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Diaz allait hériter de davantage de temps d’utilisation qu’Emelin, mais une commotion cérébrale allait lui faire manquer la moitié de la saison et, en rétrospective, expliquer en partie la brièveté du séjour du Suisse sur l’Île.

Chouchou de Therrien depuis l’époque des Penguins de Pittsburgh, Armstrong n’a pas fait long feu avec le Canadien – cette saison seulement.

Leur impact en 2012-2013

  • Diaz | Quatrième défenseur le plus utilisé en moyenne (1 but, 14 points)
  • Armstrong | Attaquant de soutien (2 buts, 5 points)
  • Blunden | Usage restreint