/news/currentevents
Navigation

Les propriétaires d'armes à feu boudent-ils le registre québécois?

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Près de six mois après l'entrée en vigueur du Registre québécois des armes à feu, à peine 8 % des armes que l'on croit en circulation au Québec ont été enregistrées.

«On peut être passible d'une amende de 500 $ à 5000 $ si on ne les immatricule pas», a expliqué mercredi Clément Robitaille, directeur du Service d'immatriculation des armes à feu du Québec.

À l'heure actuelle, à peine 120 000 armes à feu ont été enregistrées au ministère de la Sécurité publique alors qu'il y en avait 1,6 million, au Québec, lorsque le registre fédéral a été aboli.

Le président d'Aventure Chasse et Pêche, Martin Bourget, croit que les chasseurs envoient un message en choisissant de ne pas immatriculer leurs armes. «On ne veut pas de ce système-là. En avions-nous vraiment besoin?» a-t-il lancé.

Il fait valoir que les propriétaires ont tous un permis de possession et d'acquisition (PPA) d'armes à feu qui permet aux policiers de savoir si la personne interpellée risque d'être en possession de tels objets. «Dans son système, un policier sera en mesure de voir que l'individu peut posséder des armes à feu. Avons-nous vraiment besoin de savoir combien il en a?»

Le ministère de la Sécurité publique rétorque qu'il est essentiel pour un policier menant une perquisition de savoir combien d'armes il doit perquisitionner. «Le PPA permet de donner un nombre limité d'informations. Par exemple, il ne permet pas de dire où sont situées les armes à feu», a expliqué Clément Robitaille.

Les propriétaires d'armes à feu ont jusqu'au 29 janvier 2019 pour inscrire carabines et fusils de chasse. Ils peuvent le faire gratuitement sur ce site internet.