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Voies de fait graves: quatre ans de prison pour un ancien militaire

Dalton Stanvick
Photo courtoisie L’ancien militaire Dalton Stanvick a été condamné à 4 ans de pénitencier.

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Parce que « la violence du geste posé » par un ancien militaire de Valcartier trouvé coupable de voies de fait graves « soulève des inquiétudes sérieuses sur son potentiel de dangerosité », la juge Johanne Roy a condamné l’homme à quatre ans de pénitencier.

En janvier 2014, Dalton Stanvick a intégré les Forces à titre de militaire au sein du 5e régiment du génie de combat.

En novembre 2016, alors qu’il sortait tout juste de thérapie pour régler des problèmes liés à l’alcool et aux drogues, Stanvick s’est rendu dans une résidence de Val-Bélair pour y acheter des stupéfiants.

Lame de 12 cm

« À cet endroit, il a effectué son troisième achat de cocaïne en moins de 24 heures », a rappelé la présidente du tribunal, puis, prétextant avoir perdu son portefeuille, Stanvick est entré dans la chambre du vendeur où était cachée la drogue.

Lorsqu’il s’est fait prendre, il a sorti un couteau et agressé violemment le vendeur et son amie à l’aide d’un couteau muni d’une lame de 12 cm.

« Les plaies de l’une des victimes étaient profondes puisqu’elles se rendaient jusqu’à l’os, alors que pour l’autre victime, elle a eu des lacérations faciales importantes », a ajouté la juge Roy.

Une attaque qui a été qualifiée par le tribunal de « gratuite », et lors de laquelle les gestes posés étaient « intentionnels, délibérés et impulsifs ».

Victimes courageuses

Au surplus, la juge a souligné que Stanvick avait essayé de « nettoyer sa voiture » à la suite de l’attaque, qu’il avait « brûlé ses vêtements et tenté de se soustraire aux policiers ».

Malgré les remords exprimés par l’accusé, le tribunal a noté « qu’aucune émotion n’avait transparu » et qu’encore aujourd’hui, « il sous-estimait ses carences ».

A contrario, elle a souligné le courage des victimes qui, lors de leur dernier passage à la cour, ont tenu à s’adresser à leur agresseur, lui disant lui avoir « pardonné ».

« Je vous souhaite à vous aussi de trouver la paix et la sérénité dans cette épreuve », a-t-elle ajouté avant de condamner l’accusé.