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La CAQ «scandalisée» par les choix de la STQ

Des dépenses de 1,5 M$ pour de la formation

<b>Donald Martel</b><br />
Député caquiste
Photo Agence QMI, Simon Clark Donald Martel
Député caquiste

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Le député caquiste Donald Martel se dit « scandalisé » par la décision de la Société des traversiers (STQ) d’octroyer un contrat de 1,5 M$ à une firme externe pour permettre de la formation alors qu’elle a déjà des gens pouvant le faire à l’interne.

« Je m’attendais à tout, mais là, ça dépasse l’entendement », tonne le critique caquiste en matière de stratégie maritime.

Donald Martel affirme ne pas comprendre pourquoi la STQ a dû se résoudre à payer 1,5 M$ à Horizon Maritime Services pour permettre la formation de ses employés à la navigation au gaz naturel alors que la société maîtrise déjà cette technologie depuis 2015. « On justifie qu’on ne peut pas former parce qu’on est en saison estivale et qu’on a besoin des employés ailleurs. Mais ça fait deux ans qu’on attend ces bateaux-là. C’est une gestion catastrophique, épouvantable », critique le député de Nicolet-Bécancour à propos de l’arrivée prochaine du NM Armand-Imbeau II et du NM Jos-Deschênes II.

« On ne forme pas des médecins »

Encore plus que la mauvaise planification, le montant de l’opération fait aussi fortement rager l’opposition officielle. Avec une facture de 1,5 M$ pour neuf marins pendant 14 semaines, Donald Martel estime le tout exagéré.

« Ça fait 12 000 $ par semaine. On ne forme pas des médecins, là. On forme des opérateurs. Des gens déjà habitués à travailler sur des bateaux. Trouvez-moi une formation qui coûte 12 000 $ par semaine », questionne l’élu de la Coalition avenir Québec.

Le parti promet maintenant un grand ménage à la Société des traversiers du Québec, critiquant « les récompenses aux amis libéraux ».

« Il y a eu beaucoup de nominations partisanes et ça donne de la gestion comme celle-là », lance le député, déçu du manque de vigueur des libéraux quant à la gestion des fonds publics. « Ce qui me désole le plus, c’est qu’aucun ministre ne s’est intéressé à ce qui se passe. Ils ont tous agi en porte-parole de la Société des traversiers. »