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Le CIQ veut un ministre responsable de l’application des lois professionnelles

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MONTRÉAL – En vue de la prochaine élection provinciale, le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) demande aux partis politiques de s'engager à nommer un ministre qui sera responsable à temps plein de l'application des lois professionnelles et du système professionnel dans son ensemble. Une charge actuellement assumée par la ministre de la Justice.

«Avec ses 800 règlements, ses 26 lois professionnelles, ses 46 ordres professionnels réglementant 54 professions et [...] plus de 390 000 professionnelles et professionnels, le système professionnel québécois représente en soi un défi majeur de coordination et de supervision», a affirmé Gyslaine Desrosiers, présidente du CIQ, dans un communiqué publié jeudi.


«Selon nous, cet important mandat ne peut être réalisé pleinement s'il incombe à la même personne qui sera responsable de tous les chantiers importants que connaîtra le ministère de la Justice ces prochaines années», a-t-elle ajouté.


Selon le CIQ, cette nomination «assurerait une plus grande cohérence de l'action gouvernementale», puisque les ordres professionnels traitent régulièrement avec une dizaine de ministères, et «accélérerait la mise à jour continue du cadre légal et réglementaire du système professionnel».


Cette demande, envoyée par le CIQ aux quatre principaux partis politiques québécois, contient d’autres réclamations: on veut par exemple que soit financé l'accès aux stages et à la formation d'appoint pour les professionnels formés à l'étranger qui ne sont pas équivalents à la formation des diplômés du Québec, ou encore que l'on s'inspire du monde municipal pour garantir aux personnes élues au C.A. ou à la présidence de l'un ou l'autre des 46 ordres qu'elles pourront y siéger sans risquer de perdre leur emploi.