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Le projet de prolongement de la 40 franchit une étape

Québec s’apprête à en étudier la pertinence et les impacts

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Le gouvernement du Québec a lancé l’appel d’offres jeudi afin de réaliser l’étude des besoins concernant la pertinence de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc (40).

Cette étape était un engagement électoral du premier ministre Philippe Couillard lors de l’élection partielle dans la circonscription de Louis-Hébert, remportée par la CAQ en octobre 2017.

Le lancement de l’appel d’offres officialise donc l’intention du premier ministre.

Le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, en avait également fait l’annonce lors de l’étude des crédits budgétaires le printemps dernier.

Les études menées par le bureau de projet sur le troisième lien devraient permettre de statuer sur la possibilité de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc vers l’ouest, avait laissé entendre le ministre Proulx en avril.

« On passe à une autre étape », a simplement confirmé Marie-Ève Dion, l’attachée de presse de Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports.

Véronyque Tremblay, <i>ministre</i>
Photo d'archives, Simon Clark
Véronyque Tremblay, ministre

Lorsque le contrat sera octroyé, il s’agira d’analyser la pertinence de prolonger l’autoroute 40. Les résultats devraient ensuite permettre de savoir si le prolongement s’avère nécessaire ou pas.

Les impacts

Cette étude concernera l’évaluation du bien-fondé et des impacts de l’aménagement du corridor entre la route de Fossambault à Saint-Augustin-de-Desmaures et l’autoroute Henri-IV (73) à Québec.

Capture d’écran, Google

Le prestataire de services retenu aura pour mandat de mettre à jour l’étude des besoins réalisée au début des années 2000.

L’étude des besoins devra considérer l’ensemble des composantes du territoire, soit la mobilité régionale, les infrastructures routières, le milieu naturel et leurs interrelations. Les résultats seront connus en 2019.

« À la lumière des résultats obtenus, le Ministère évaluera si le prolongement de l’autoroute Félix-Leclerc vers l’ouest pourrait améliorer de façon significative la fluidité sur notre réseau », a précisé la ministre Véronyque Tremblay.

Surprise

En octobre 2016, alors ministre responsa­ble de la Capitale-Nationale, François Blais avait ressorti des boules à mites le projet de prolongement de l’autoroute Félix-Leclerc que plusieurs croyaient abandonné.

Le maire de L’Ancienne-Lorette avait vigoureusement protesté. Selon lui, le prolongement de l’autoroute 40 sur son territoire est un projet qui va « massacrer » sa ville s’il se réalise.

L’étude du consortium Dessau-Soprin/Tecsult, commandée par le ministère des Transports en 2004 n’était pas concluante.

« Les analyses font ressortir que, dans le contexte prévisible pour les vingt prochaines années, le prolongement n’est pas pertinent », pouvait-on lire dans un extrait à l’époque.

—Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée