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Tissenbaum s’en tire à bon compte

Le receveur n’a pas subi de fracture à la main et évite de se retrouver à l’écart pour une longue période

Maxx Tissenbaum pensait bien se retrouver sur le carreau pour un long moment après avoir été atteint à la main gauche par un tir, mardi. Le joueur des Capitales s’en tire avec une enflure et quelques jours de repos avant de retrouver l’usage de sa main.
Photo d'archives, Michael St-Pierre Maxx Tissenbaum pensait bien se retrouver sur le carreau pour un long moment après avoir été atteint à la main gauche par un tir, mardi. Le joueur des Capitales s’en tire avec une enflure et quelques jours de repos avant de retrouver l’usage de sa main.

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Les Capitales de Québec et leur gérant Patrick Scalabrini ont pu pousser un soupir de soulagement, jeudi. Le receveur et joueur d’avant-champ Maxx Tissenbaum n’a pas subi de fracture à la main gauche, mais sa perte à court terme combinée aux autres absents et blessés a forcé Scalabrini à utiliser sa baguette magique pour remodeler son alignement.

Une absence prolongée de Tissenbaum aurait fait mal aux Capitales en pleine lutte pour le sommet de la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Le Torontois avait été atteint par un tir à la main gauche dans le match de mardi soir, à Trois-Rivières. Il ne s’en tire donc qu’avec une importante enflure et une bonne frousse!

Avant cet incident, les Capitales se préparaient déjà à colmater la brèche créée par l’absence de l’arrêt-court Yordan Manduley jusqu’au 2 août en vertu de sa participation aux Jeux d’Amérique centrale et des Caraïbes avec l’équipe cubaine en compagnie du lanceur Lazaro Blanco.

« Honnêtement, je ne voyais pas le bout de ça [s’il était blessé longtemps]. C’est l’un de nos joueurs clés et je ne pouvais pas le remplacer par une personne. Là, ce n’est que quelques jours. Je vais mieux dormir », a lâché l’instructeur-chef avant le début de la série contre les Boulders de Rockland.

Le cas de Tissenbaum sera réévalué en début de semaine prochaine. « Je n’ai jamais cru que c’était cassé. Mais quand j’ai voulu remettre mon gant, ma main était raide », a expliqué le principal intéressé.

De Santo Domingo à Toronto

Blanco indisponible, et Karl Gélinas et Brett Lee n’étant toujours pas prêts à retrouver leur rôle de partant, Scalabrini a dû puiser dans son carnet pour dénicher le lanceur qui entamera la rencontre de vendredi soir dans l’uniforme blanc à rayures bleues.

La balle reviendra à Juan Benitez, un longiligne Dominicain au parcours atypique. À 6 pi 6 po et 180 lb, il était impossible de le manquer à son arrivée au Stade Canac en fin d’après-midi, jeudi, après une balade en train depuis Toronto, où il réside en compagnie de son épouse. C’est à peu près tout ce qu’on sait de lui.

L’an dernier, les Marlins de Miami lui avaient fait signer un contrat après trois étés au Japon et prévoyaient l’employer dans leur réseau de filiales, selon un article d’un journal local, mais pour une raison inconnue, cela ne s’est jamais produit. Le natif de Santo Domingo a aussi lancé dans la ligue hivernale de son pays au cours des deux dernières saisons.

« Il m’a contacté pendant l’hiver [...] Il a l’air d’un gars qui lance très fort et probablement de façon erratique, et je n’ai aucune idée dans quel genre de forme il est. Mes attentes ne sont pas très élevées, mais je rappelle qu’on a deux partants sur cinq. On cherche un peu des solutions. Si on l’aime, on va le garder », a précisé Scalabrini au sujet de l’unilingue espagnol.

Un recordman à l’essai

Et en attendant l’arrivée demain du nouveau venu Riley MacDonald, qui vient d’établir un nouveau record de circuits (19) dans la Western Major Baseball League (WMBL), Jonathan Malo sert de roue de secours pour la troisième fois depuis sa retraite.

MacDonald, un receveur, s’alignait à Brooks, petite ville d’Alberta membre de la WMBL qui s’adresse aux joueurs collégiaux durant l’été. Scalabrini a aussi confirmé le retour du Québécois Dany Paradis-Giroux dans l’enclos.

 

Juillet ne s’annonce pas de tout repos pour les Capitales 

 

Patrick Scalabrini ne se berce pas d’illusions. Il sait pertinemment que les prochaines semaines seront périlleuses pour lui et sa troupe avec l’état actuel de l’alignement.

« Je m’attends à glisser, c’est notre mois le plus difficile. On est beaucoup sur la route et on a perdu deux joueurs clés (voir autre texte). Mais je m’attends à ce qu’on s’en relève pas mal en août et septembre quand tous nos pions seront en place; et notre horaire sera à ce moment plus facile », a répondu le gérant Scalabrini, dont l’équipe lutte pour la première place de la Can-Am.

Une victoire contre les Boulders

Les Capitales ont néanmoins bien amorcé leur seule série de fin de semaine à domicile du mois de juillet en disposant des Boulders par 8-5 au terme d’un duel marathon de 3h30. Will Dennis, utilisé pendant 1,1 manche à la mi-match, a été crédité de la victoire, sa première avec les Capitales.

Tirant de l’arrière 4-1 après trois manches, les locaux ont amorcé une remontée qui a résulté en sept points au bout des trois manches suivantes, dont le simple de Nick Van Stratten en sixième, qui a poussé Jonathan Malo au marbre. «L’ambiance sur le banc n’était pas très bonne à 4-1 et on se doutait que notre partant ne lancerait pas longtemps. Fallait trouver des solutions et notre attaque a très bien répondu», a souligné Scalabrini.

Malo a bien rempli son rôle de dépanneur de luxe en étant également à l’origine des deux points des siens en quatrième. Atteint sur le neuvième lancer auquel il a fait face à deux retraits, il a ensuite marqué le point sur un double d’Edgar Lebron.

Incommodé par une douleur à l’épaule, Karl Gélinas progresse vers un retour au jeu qui pourrait survenir la semaine prochaine. «C’était ma meilleure journée [de remise en forme], et à tous les jours, c’est de mieux en mieux», disait le vétéran de 34 ans, jeudi.

Ironiquement, les nouvelles mesures adoptées par la Can-Am pour réduire la durée des matchs ont porté leurs fruits, à la lumière du premier échantillonnage dévoilé jeudi dans un communiqué. En date du 1er juillet, les rencontres ont duré en moyenne 21 minutes de moins qu’à pareille date l’an passé, soit 2 h 47 min contre 3 h 08 min. C'est au terrain du parc Victoria où les joutes du circuit indépendant se sont déroulées le plus rondement avec une moyenne de 2 h 35 min, 22 minutes de moins que ce à quoi le public québécois avait été habitué en 2017.