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Machine Gun Kelly impressionne au Festival d’été

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Le rappeur Machine Gun Kelly nous l’avait dit d’entrée de jeu : «I’m a wild boy». Il s’est défoulé sur la scène du parc de la Francophonie jeudi soir, devant de très fervents disciples, et tel son pied de micro en forme de serpent, le «bum» de Cleveland a craché son venin... et fumé quelques joints.

Même si le parc de la Francophonie n’était pas rempli, la star du hip-hop américain Machine Gun Kelly avait réussi à attirer une cohorte d’admirateurs visiblement excités par sa présence. «On se sent à la maison», a lancé le chanteur, après deux chansons.

Après les succès Wild Boy et Golden Boy en ouverture, les dés étaient jetés pour une soirée qui avait des allures de défoulement collectif.

L’artiste de 28 ans s’est présenté sur scène avec quatre musiciens, alors que ses comparses du milieu du hip-hop qu’on a vus jusqu’à présent au festival étaient souvent seuls ou avec un DJ. Reconnu pour être capable de rapper à une vitesse folle, Machine Gun Kelly nous a montré à quel point son débit était rapide, particulièrement dans Habits.

Il a cru bon nous faire entendre son «son favori» : une bière qui se décapsule. Il a aussi eu besoin d’une pause pour s’allumer ce qu’on présume être un joint sur scène, lui qui ne cache pas son amour pour l’herbe.

Fâché de ne pas l’avoir terminé avant que la chanson finisse, Colson Baker, de son vrai nom, en a allumé un deuxième, une chanson plus tard. Au total, il en aura fumé trois...

Avec une musique qui croise la pop, le rock et le hip-hop, MGK, dont l’influence d’Eminen plane sur sa musique de manière évidente, a laissé une bonne impression, artistiquement parlant. En plus d’être divertissant, Machine Gun Kelly est polyvalent : il rappe, joue de la guitare et chante.

«C'est notre premier été de festivals à vie où je suis une tête d'affiche», s'est réjoui le chanteur avant le rappel.

London On Da Track : irritant

ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

On se serait plutôt cru dans une soirée électro lorsque le superproducteur London On Da Track, de son vrai nom London Holmes, a mis les pieds sur scène avec ses beats électros.

L’artiste américain est plus reconnu pour ses collaborations (Young Thug, Drake, Nicki Minaj), que pour avoir lancé ses propres pièces. Non seulement il n’est pas rappeur, mais ses compétences comme DJ ne passeront pas à l’histoire.

London On Da Track a préféré jouer que des morceaux de chansons. Il coupait le son trois, quatre fois, cinq fois par morceau, qu’il ne jouait jamais au complet, pour lancer des «yeah», «let’s go», «come on». Après une heure, c’était franchement irritant.

Zach Zoya

La nouvelle coqueluche du hip-hop québécois, Zach Zoya, un artiste de 19 ans sous la même étiquette de disque qu’Alaclair Ensemble et Koriass avait ouvert la soirée avec deux de ses complices.