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Plus d’argent et de sensibilisation demandés pour la sécurité ferroviaire

Plus d’argent et de sensibilisation demandés pour la sécurité ferroviaire
Photo d'archives, Agence QMI

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OTTAWA | Le gouvernement fédéral doit absolument investir davantage dans la sensibilisation et la sécurisation des passages à niveau s’il espère y réduire le nombre de blessures et de décès, croit le sénateur André Pratte.

«La première avenue est que le gouvernement fédéral rende plus d’argent disponible exclusivement pour s’attaquer à ce problème, ce qui n’est pas le cas présentement. Le programme qui investit 55 M$ sur trois ans destinées entre autres à ce problème n’est clairement pas suffisant pour un enjeu qui ne s’améliore pas», commente le sénateur québécois.

Celui-ci réagissait aux conclusions d’un rapport révélé par Le Journal jeudi qui indiquait que les intrusions sur les voies ferrées et les passages à niveau mènent à de plus en plus de morts et blessures graves à travers le pays.

Uniquement en 2017, 53 personnes sont mortes et 23 personnes ont subi des blessures graves à la suite d’une intrusion sur une voie ferrée, un sommet depuis 10 ans.

Selon de nombreux intervenants dans le secteur ferroviaire, les sommes d’argent investies par Ottawa ne sont même pas suffisantes pour régler le problème uniquement à Montréal.

Ceux-ci faisaient référence aux 55 M$ sur trois ans annoncés par Ottawa en 2016 dans le cadre du Programme d’amélioration de la sécurité ferroviaire. Ottawa a également investi 1,5 M$ sur trois ans dans Opération Gareautrain pour la sensibilisation autour des voies ferrées.

Selon le sénateur Pratte, il est primordial que le gouvernement fédéral investisse nettement plus d’argent pour augmenter la portée et l’impact des campagnes de sensibilisation promulguant la sécurité autour des voies ferrées.

«C’est sûr que le gouvernement du Canada doit faire preuve de leadership face à cet enjeu [...] C’est le prochain dossier que le ministre des Transports doit aborder de front. Il n’y a pas d’amélioration visible dans ce domaine, mais 90 % des décès liés à la sécurité ferroviaire surviennent aux passages à niveau ou à cause d’intrusions», analyse le sénateur, qui a aussi récemment participé à l’étude du projet de loi modifiant la Loi sur les transports au Canada.

«Priorité absolue»

Chez le cabinet de Marc Garneau, on assure que la sécurité ferroviaire est déjà sa «priorité absolue» et que le gouvernement continue à chercher des façons d’améliorer la situation dans l’ensemble du réseau ferroviaire.

«Le gouvernement s'est engagé à réduire le nombre d'incident aux passages à niveau en travaillant en étroite collaboration avec les compagnies de chemin de fer et les administrations routières afin d'identifier les passages à niveau qui nécessitent des améliorations en matière de sécurité», a indiqué sa porte-parole Delphine Denis.

«De plus, la Loi sur la modernisation du transport, qui a reçu la sanction royale le 23 mai 2018, modifie la Loi sur la sécurité ferroviaire afin de rendre obligatoire l'installation d'enregistreurs vocaux et vidéo pour les locomotives. Cela permettre de fournir de l'information qui permettra de mieux comprendre les événements menant à un accident et de prévenir de futurs accidents.»