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Simon Després revient de loin

Simon Després
Photo d'archives Simon Després

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LAVAL- Commotion, transaction, mauvaises fréquentations, problèmes de consommation... Simon Després revient de loin. Et sa nouvelle mission en est une de survie pour sa carrière.

«J'ai fait beaucoup d'erreurs. Des choses que je ne referais plus. J'ai pris beaucoup de maturité à travers ça», a-t-il reconnu au micro de TVA Sports, jeudi.

La maturité et l'expérience sont inestimables pour le Lavallois de 26 ans : il s'accroche possiblement pour la dernière fois au rêve de la LNH. Il entend transformer son invitation au camp d'entraînement des Canadiens de Montréal en l'opportunité d'une vie.

«Je consacre tout mon temps et toute mon énergie dans le but de percer la formation des Canadiens», a-t-il lancé aux journalistes, jeudi, dans un élan de transparence.

Pour empocher un contrat, Després devra se soumettre avec succès à des examens médicaux, cet automne, et s'imposer comme un arrière indispensable dans une brigade défensive plutôt moyenne.

Il laisse entendre qu'il fait tout en son pouvoir pour gagner son pari.

«Je me prépare au mieux de mes capacités. Je fais tous les bons choix. Je dors beaucoup et je m'alimente bien», a-t-il prévenu.

Des changements radicaux

En mars 2016, TVA Sports présentait une entrevue-choc avec l'ancien des Sea Dogs de Saint John, lors de laquelle il se livrait à cœur ouvert sur les démons qu’il a combattus.

C’est que Després traînait le même rythme de vie qu’il menait dans la LHJMQ avant d’être repêché au premier tour de l’encan 2009 par les Penguins de Pittsburgh, qui l'ont échangé aux Ducks d'Anaheim en mars 2015.

«Dans le junior majeur, on avait du fun. On n’avait jamais eu du fun de même. Dans la Ligue nationale, en faisant des choses sombres, je pensais que je pouvais continuer à veiller tard et boire de l’alcool», avait-il confié à l'animateur Louis Jean.

«T’es capable de le faire pendant un certain temps et bien jouer, mais ça finit par te rattraper.

«Par le passé, j’étais souvent le premier à sortir des entraînements parce que je n’en pouvais plus. Éventuellement, ton corps est coincé. Il cesse de bouger.

Maître de sa destinée

L’agent du Québécois, Christian Daigle, l’a aidé à surmonter les obstacles pour qu'il s'en sorte. Sa famille l’a soutenu. Et celui qui se disait incapable de se regarder dans le miroir s’est pris en main par la suite.

Sur le plan de la santé, Després a été ennuyé par des symptômes de commotion cérébrale pendant toute la campagne 2016-2017, durant laquelle il a joué une seule rencontre.

L'été suivant, les Ducks ont racheté les quatre dernières années de son contrat de cinq ans et 18,5 millions $ qu'ils lui avaient consenti moins d'un an plus tôt.

Il entend leur prouver qu’ils ont eu tort.