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Les Conseils REER

Pourquoi un guide pratique sur l'épargne-retraite ?

Il reste à peine un mois pour investir dans le REER. En cette période de «blitz REER», il est bon de prendre quelques minutes de son temps pour s’informer et se rafraîchir la mémoire au sujet de l’épargne-retraite.

La plupart des gens n’économisent pas assez d’argent en vue d’une retraite confortable.

Dans ce guide, on vous propose une panoplie de véhicules de placement, dont le niveau de risque varie de sécuritaire à hautement risqué.

Quand on opte pour la «sécurité», on accepte forcément un rendement anémique qui tournera autour de 1 % à 3 %.

À l’opposé, si on opte pour le «hautement risqué», on court la chance d’obtenir rapidement un rendement de 20 % ou plus. Mais en contrepartie, on court le risque de se retrouver tout aussi rapidement dans le trou de 20 % ou plus!

Plus le placement sera risqué, plus le rendement sera volatil.

Avec un REER, comme il s’agit d’un outil d’épargne-retraite, il n’est pas conseillé de jouer à la roulette russe avec les épargnes.

REPRENDRE LE CONTRÔLE DE SES FINANCES

A

UN BUDGET

La méthode la plus efficace pour contrôler ses finances personnelles consiste à dresser un budget le plus précis et détail­lé possible. S’il est facile de suivre ses revenus, vu le nombre limité des sources de revenus, on ne peut pas en dire autant au chapitre des dépen­ses.

La meilleure façon de pouvoir épargner, c’est de commencer par savoir combien on dépense. Il faut faire le décompte par mois. Il y a les dépen­ses fixes: nourriture, logement, transport, auto, assurances, télécommunications, garderie, école, etc. Et les dépenses variables: loisirs, repas au restaurant, vacances, cadeaux, etc.

Une fois les dépenses bien répertoriées, il sera plus «facile» de couper au besoin.

B

LES AUBAINES

Pour acheter des biens de consommation, il n’y a généralement pas urgence. Pourquoi ne pas attendre les aubaines? Vous savez comme moi que les magasins multiplient les aubaines au fil des semaines de l’année. Prenez votre mal en patience et attendez les soldes de 20 % à 50 %.

C

LES FRAIS BANCAIRES

Pour réduire ses frais bancaires, il faut choisir le forfait bancaire qui convient le mieux aux services et aux transactions financières que nous exécutons dans l’année.

Cessons de se prendre pour des victimes de frais bancaires. Et prenons le temps d’aller nous asseoir avec un conseiller de la banque ou de la caisse pour déterminer le meilleur forfait qui correspond à nos besoins bancaires.

D

DES TRUCS

  • Éviter d’effectuer des transactions par l’entremise du réseau d’une autre institution bancaire.
  • Restreindre le nombre de retraits au guichet automatique en évitant les petits retraits.
  • Favoriser les transactions électroniques au détriment des paiements par chèque.
  • Faire ses prévisions budgétaires en se basant sur le revenu disponible, c’est-à-dire notre revenu après les impôts et les diverses cotisations sociales.
  • Éviter de s’endetter par-dessus les oreilles en acquérant une maison, une voiture, des meubles… dont les prix sont trop élevés pour nos moyens financiers.
  • Se faire un devoir de vérifier ses factures (téléphone, câble, électricité, chauffage, etc.) ainsi que les relevés bancaires.
  • Négocier le taux d’intérêt de ses emprunts (hypo­thèque, prêt-auto, prêt personnel), c’est devenu relativement facile.
  • Limiter ses dépenses de loterie.
  • Réduire au minimum ses achats par carte de crédit si on n’est pas capable de payer chaque mois le solde au complet.
  • À moins d’être certain de pouvoir payer la somme due à l’échéance, éviter les offres «Achetez maintenant, payez plus tard» et d’en oublier l’échéance.
Quelques sites internet pouvant répondre à des questions de finances personnelles:

PLANIFIER SA RETRAITE

A

L’ABC DU REER

L’épargne s’accumule à l’abri de l’impôt, et ce, en vue de la retraite­­.

Les cotisations effectuées à un REER sont déductibles d’impôt.

Les revenus de placement gagnés dans le REER ne sont pas imposables jusqu’au jour où on commence à retirer des fonds.

Les cotisations à un REER effectuées dans l’année et les 60 jours suivant la fin de l’année sont déductibles. Elles sont plafonnées en fonction de notre participation ou pas à un régime de retraite d’employeur (RPA, RPDB) et de notre «revenu gagné» aux fins du REER.

Pour les contribuables ne contribuant pas à un régime d’employeur, la cotisation potentielle à un REER est égale au moins élevé des montants suivants: soit 18 % de son «revenu gagné» de l’année précédente, soit le plafond annuel pour cette année (24 270 $).

Pour atteindre ce plafond, il faut avoir en 2013 un «revenu gagné» de 134 833 $.

Si vous avez contribué à un RPA ou à un RPDB, vos cotisations au REER seront limitées à la différence entre le plafond déterminé en fonction de votre «revenu gagné» et le facteur d’équivalence attribué à vos cotisations au RPA ou RPDB.

Ne vous cassez pas la tête avec le calcul de la cotisation que vous pouvez faire à un REER. Il vous suffit de consulter votre dernier avis de cotisation, émis par Reve­nu Canada à la suite de la production de votre déclaration de revenus de 2013, pour connaître le montant de cotisation au REER auquel vous avez droit pour l’année­­ 2014.

Il est important de préciser que les droits de cotisation au REER des années précédentes qui n’ont pas été utilisés s’accumulent­­. Une fois de plus, on retrouve le solde de nos droits non utilisés sur l’avis de cotisation de Revenu Canada.

En résumé, voici les trois renseignements-clés que Revenu Canada nous transmet sur l’avis de cotisation: le montant maximal déductible au titre du REER pour l’année en cours; les déductions inutilisées­­ après 1990; et le montant des cotisations non déduites dans une année.

Vous aimeriez sans doute savoir ce que les gouvernements entendent par «revenu gagné» aux fins du REER. Il comprend le revenu d’emploi, le revenu d’entreprise­­, le revenu de location net, les indemnités d’invalidité, la pension alimentaire­­ imposable.

Sont exclus du «revenu gagné», les revenus de placements, les prestations de retraite, la rente du RRQ ou du RPC, la pension de la sécurité de la vieillesse, les allocations de retraite, les sommes reçues d’un REER ou d’un FERR.

B

DES CONSEILS

  • En vue d’accumuler le maximum de revenu, l’idéal consiste à effectuer votre cotisation au REER en début d’année.
  • Même s’ils gagnent un faible revenu, les enfants devraient produire leurs déclarations, ne serait-ce que dans le but d’accumuler des droits de cotisation au REER pour plus tard.
  • Aux termes de la loi entrée en vigueur le 1er juillet 2014, les PME seront obligées, d’ici la fin décembre 2016, d’offrir un RVER au moyen de retenues salariales à leurs employés. Vérifiez auprès de votre entreprise si elle offre un RVER.
C

COTISATIONS EXCÉDENTAIRES

Revenu Canada nous permet de laisser «traîner» dans notre REER des cotisations excédentaires de 2000 $.

Mais tout montant de cotisations excédentaires qui dépasse cette limite de 2000 $ sera assujetti à une pénalité de 1 % par mois. Ça risque donc de coûter cher de ne pas suivre les limites imposées par le régime d’épargne-retraite.

Pour savoir si vous avez des cotisations excédentaires, il vous suffit de consulter l’avis de cotisation de Revenu Canada.

Évidemment, d’ici l’âge limite pour contribuer à son REER, il faudra utiliser ces cotisations excédentaires­­ de 2000 $ en les déduisant à titre de contribution à son REER. Si on ne le fait pas, on sera victime d’une double imposition, à savoir que l’on paiera de l’impôt sur ces 2000 $ alors qu’on n’a jamais eu droit à une déduction.

D

FINANCEMENT DU REER

Est-ce une bonne idée d’emprunter pour investir dans son REER? Oui, mais à la condition de rembourser l’emprunt le plus rapidement possible. Pourquoi? Parce que les frais d’intérêt d’un tel emprunt ne sont pas déductibles d’impôt. Conséquemment, les frais d’intérêt à payer vont automatiquement réduire l’impact de la déduction REER à laquelle vous aurez droit.

Mais, mathématiquement parlant, si votre contribution REER vous rapporte, par exemple, une déduction 28 % et que votre emprunt REER vous coûte 8 %, il va de soi que ça vaut la peine d’emprunter.

Une bonne stratégie consisterait à rembourser une partie de l’emprunt avec l’économie d’impôt que vous recevrez grâce à votre investissement REER.

E

FAUTE D’ARGENT

Il est possible de cotiser à son REER en y transférant des placements que l’on détient dans un portefeuille hors REER. Avant de procéder au transfert, il faut en évaluer l’impact fiscal.

Supposons que vous vouliez transférer des actions­­. Sachez que le transfert s’effectuera à la juste­­ valeur marchande des actions le jour du transfert. Si les actions transférées valent plus que le prix initial d’acquisition, il y aura un gain en capital à déclarer­­. Dans le cas où les actions transférées valent­­ moins que le prix initial d’achat, aucune perte en capital ne pourra être réclamée à la suite de la cession de ces actions au REER.

Comme on peut le constater, il s’agit ici d’une stratégie que l’on utilise vraiment en dernier recours…

F

FRAIS DE GESTION

Si vous avez des honoraires à verser à un conseiller en placements, des frais de gestion à payer ou des frais d’emprunt pour financer votre contribution au REER… vous avez le choix de le faire par l’entremise de votre REER ou à l’extérieur de celui-ci.

S’ils sont puisés à même votre REER, cela en réduira forcément le capital pour faire fructifier vos épargnes. Si tous les frais sont payés à l’extérieur du REER, ils ne seront toutefois pas déductibles de votre revenu imposable.

RÉDUIRE SES IMPÔTS

À la lumière du tableau ci-contre, vous pouvez visualiser la somme des économies d’impôt que vous allez pouvoir encaisser en investissant dans votre REER.

Exemple: un contribuable qui déclare­­ un revenu imposable de 50 000 $ pourra réaliser des économies d’impôt de 384 $ par tranche d’investissement de 1000 $ dans son REER. Cette économie fiscale équivaut à son taux marginal d’imposition, soit 38,4 % dans ce cas-ci.

Le REER, c’est bien beau, mais encore faut-il avoir de l’impôt à payer aux deux paliers de gouvernement pour pouvoir en bénéficier sur le plan fiscal.

Une personne qui gagne un faible revenu ne devrait pas geler ses épargnes dans un REER si elle ne paye pas d’impôt ou presque.

Le revenu imposable tient compte des éléments suivants : a) Fédéral : crédit personnel de 1671 $, abattement provincial de 16,5 %, taux d’indexation de 0,9 %. b) Québec : crédit personnel de 2261 $ et taux d’indexation de 0,97 %.

RETENUE D’IMPÔT

Si vous retirez des sommes d’argent­­ de votre REER, n’oubliez pas qu’il y aura automatiquement retenue d’impôt à la source au moment desdits retraits.

Les retenues sont les suivantes :

  • De 1 $ à 5000 $ : 21 % (fédéral 5 %; Québec 16 %)
  • De 5001 $ à 15 000 $ : 26 % (fédéral 10 %; Québec 16 %)
  • 15 001 $ et plus : 31 % (fédéral 15 %; Québec 16 %)

Il s’agit d’une retenue temporaire… d’ici la production de vos déclarations de revenus. L’impôt fédéral et l’impôt provincial à payer sur ces retraits seront ajustés (à la hausse ou à la baisse) en fonction de vos revenus de l’année. Ce qui inclura forcément le capital REER retiré.

Revenu imposable

Impôt à payer

Économie d’impôt par 1000 $ d’investissement

20000$
30000$
40000$
50000$
60000$
70000$
80000$
90000$
100000$
120000$
140000$
170000$
200000$
250000$
300000$
400000$
2049$
4901$
7754$
11300$
15137$
18974$
22811$
26999$
31570$
41045$
50630$
66620$
80609$
105592$
130574$
180539$
285$
285$
285$
384$
384$
384$
400$
457$
471$
475$
500$
500$
500$
500$
500$
500$

Source : Raymond Chabot Grant Thornton

ÉQUILIBRER SON PORTEFEUILLE AVEC LE CELI

Comme véhicule de placement pour accumuler du capital, le REER est évidemment une priorité.

Mais comme on sait, c’est un véhicule peu flexible. Oui, on a accès à son capital, mais tous les retraits deviennent imposables. Il n’est donc pas conseillé de se servir de son REER pour subvenir à ses besoins de finances personnelles d’ici sa préretraite ou sa retraite.

Quand on gagne un revenu suffisamment élevé pour épargner en plus de son REER, il faut ouvrir un CELI.

Le Compte d’épargne libre d’impôt (CELI­­) est sans doute, fiscalement parlant, le plus généreux véhicule de placement de tous les temps. Et le plus flexible, en ce sens qu’il est possible d’en retirer nos épargnes quand bon nous semble, et ce, sans perdre le droit de réinvestir les sommes retirées.

Introduit en 2009 par le gouvernement Harper, le CELI s’adresse à tous les Canadiens de 18 ans et plus.

Il nous permet d’investir annuellement des milliers et des milliers de dollars pour les faire fructifier à l’abri de l’impôt.

Les contributions maximales sont de 5000 $ pour chacune des années allant de 2009 à 2012. Depuis 2013, la cotisation maximale est de 5500 $. Si vous faites le compte, c’est donc dire qu’en incluant cette­­ année 2015, chaque Canadien (majeur) a accumulé jusqu’à présent des droits d’investissement de 36 500 $ dans son CELI.

Investir dans le CELI ne procure aucune économie d’impôt, mais en contrepartie les épargnants bénéficient d’une foule d’avantages­­.

  • Le capital et les revenus de placement s’accumulent à l’abri de l’impôt.
  • Les retraits sont non imposables.
  • Il est possible d’effectuer tous les retraits dont on a besoin.
  • Les sommes retirées se convertissent en droits de réinvestissement qui s’ajoutent au montant annuel de la contribution permise (actuellement 5500 $ par année).
  • Une petite contrainte cependant: quand on retire des sommes d’argent, il faut attendre­­ l’année suivante pour effectuer un réinvestissement dans son CELI.
  • Les contributions excédentaires à la somme permise sont sujettes à une pénalité de 1 % par mois. Il est conseillé de suivre de près son CELI.

Toutes les institutions financières offrent­­ le CELI. Sont généralement admissibles au CELI les mêmes traditionnels placements que dans un REER.

LE CELI OU LE REER ?

À compter de notre 72e année, la question ne se pose plus puisque le REER n’est plus accessible. Vive le CELI !

Mais quand on est actif sur le marché du travail et qu’on paye des impôts, la priorité devrait être accordée au REER. La raison? Une contribution REER nous permet de réduire notre facture fiscale. Un épargnant moindrement à l’aise financière­ment­­ pourrait d’ailleurs profiter de ses économies d’impôt pour investir davantage dans son REER.

Pour les gens qui en ont les moyens, l’idéal est d’investir initialement au maximum dans son REER, et s’il leur reste des économies, ils devraient les investir dans le CELI.

De toute façon, si jamais on a besoin des économies investies dans le CELI­­, on pourra toujours les sortir au moment opportun, et ce, toujours sans conséquences fiscales.

Plus le revenu d’un travailleur est élevé, plus son taux marginal d’imposition est élevé, plus il devient financièrement­­ intéressant pour lui de privilégier le REER.

De toute façon, pour les gens à revenu élevé, il faut dire que les plafonds de contribution au REER et au CELI n’ont aucune commune mesure. La cotisation annuelle maximale au REER s’élève à 24 270 $ (pour l’année 2014) alors que celle du CELI plafonne à 5500 $.

Bien sûr, les épargnes accumulées dans le REER deviendront imposables à compter du moment où le retraité commencera à retirer ses billes, par l’entremise d’un simple retrait de REER, d’un FERR ou d’une rente viagère.

On y gagnera fiscalement si notre taux d’imposition à la retraite est évidemment inférieur au taux d’imposition auquel nous sommes assujettis durant notre période d’investissement REER.

RENTABILISER LES FONDS DE TRAVAILLEURS

Le REER de 2014 est la dernière occasion pour pleinement bénéficier des crédits d’impôt octroyés par les deux paliers de gouvernement lorsqu’on investit dans les fonds de travailleurs, soit le Fonds de solidarité de la FTQ et Fondaction de la CSN.

Les placements dans l’ensemble des fonds de travailleurs sont plafonnés à un montant cumulatif maximum de 5000 $. Autre condition importante à respecter: on peut y investir jusqu’à la fin de l’année de nos 64 ans. Ce qui inclut les 60 premiers jours de 2015, si notre investissement vise le REER 2014.

Un rappel des crédits spécifiques offerts­­ sur nos contributions visant le REER de 2014: le fédéral offre un crédit d’impôt de 15 %, alors que le gouvernement du Québec octroie un crédit de 15 % sur une contribution au Fonds de solidarité et un crédit de 25 % pour une contribution à Fondaction­­.

Ce qui procure aux investisseurs du Fonds de solidarité une économie d’impôts de 30 %. Les investisseurs de Fondaction profitent pour leur part d’une économie d’impôt de 40 % sur le montant investi.

À ces économies d’impôt particulières s’ajouteront bien entendu les déductions REER auxquelles les contribuables ont droit en fonction de leur revenu imposable.

Avant d’investir dans les fonds de travailleurs, il est important de savoir qu’on ne pourra généralement pas en retirer notre capital avant de prendre une préretraite ou à partir de nos 65 ans.

Autre facteur contraignant: les fonds de travailleurs doivent investir la majeure partie de leur actif dans du capital de risque, notamment dans les PME québécoises. C’est donc un placement à risque relativement élevé.

Mais bon an mal an, le Fonds de solidarité s’est quand même assez bien tiré­­ d’affaire.

Depuis sa création, il a rapporté un rendement annuel composé de 3,8 %. Pour la période des cinq dernières années, il affiche un rendement annua­lisé de 6,8 %.

Fondaction s’est avérée moins rentable avec un rendement annualisé de 1,98 % pour les cinq dernières années et légèrement sous la barre du 0 % pour les 10 dernières années. Heureusement, comme la déduction provinciale est plus forte (25 % au lieu de 15 %), les actionnaires de Fondaction se trouvent à recevoir une certaine compensation fiscale!

A

AVEC UN PLACEMENT DE 5000 $

Si vous désirez réellement rentabi­liser votre investissement dans les fonds de travailleurs, voici une stratégie efficace. Supposons que votre revenu­­ imposable pour l’année 2014 est de 50 000 $ et que vous désirez investir 5000 $ dans votre REER.

Comment rentabiliser son REER des travailleurs?

  1. Investissez 5000 $ dans le REER du Fonds de la FTQ.
  2. Économie d’impôt: 3420 $
    1. crédits 30 %: 1500 $
    2. Déduction REER de 38,4 %: 1920 $
  3. Réinvestissez ces économies d’impôt de 3420 $ dans un REER ordinaire
  4. Économies additionnelles d’impôt: 1313 $

RÉSULTAT

  • REER accumulé: 8420 $
  • Déductions d’impôt: 4733 $
  • Coût net: 3687 $
B

AVEC UN PLACEMENT DE 3000 $

Avec un peu moins de 2500 $ nets, comment doubler la valeur de son investissement REER sans courir de risque élevé?

  1. Investissez 3000 $ dans le Fonds FTQ
  2. Économie d’impôt: 2052 $
  3. Investissez 2500 $ dans un REER ordinaire
  4. Économie d’impôt additionnelle: 960 $
  5. Débours net: 2488 $

RÉSULTAT

  • REER accumulé: 5500 $
  • Déductions d’impôt: 3012 $
  • Coût net: 2488 $

N.B. Vous aurez deviné qu’en investissant les mêmes montants dans Fondaction de la CSN, le coût net de nos deux exemples serait inférieur aux sommes indiquées ci-dessus. La raison? Fondaction nous permet de bénéficier d’un crédit provincial de 25 %, soit 10 points de pourcentage de plus que dans le cas du Fonds FTQ.

FINANCER SA MAISON OU SES ÉTUDES

A

LE RAP

Régime d’accession à la propriété

Avez-vous besoin d’une mise de fonds pour acheter une propriété? Si vous avez un REER, vous pourriez puiser dans le capital accumulé pour effectuer votre mise de fonds.

Comment accéder au capital de votre REER sans incidence fiscale? Par l’entremise du RAP (régime d’accession à la propriété), les contribuables et leurs conjoints peuvent chacun sortir, en franchise d’impôt, jusqu’à 25 000 $ de leurs REER respectifs en vue d’acquérir une maison. Dans le cas d’un couple, on parle donc d’une somme totale pouvant atteindre 50 000 $.

Voici les conditions à respecter dans le cadre du RAP.

  • Ne pas avoir été propriétaire d’une habitation à titre de résidence principale au cours des cinq dernières années. Cela vaut pour les deux conjoints. Par cinq années, le gouvernement fédéral entend l’année du retrait plus les quatre années précédentes. Exemple: pour un retrait en 2015, les conjoints ne doivent pas été propriétaires depuis le début de 2011.
  • Le retrait du REER devra être effectué après avoir signé l’entente pour l’achat ou la construction de l’habitation devant­­ servir de résidence principale.
  • Le capital retiré du REER devra­­ être remboursé sur une période maximale de 15 ans, selon un montant annuel minimal­­.
  • Les contribuables n’ont pas à se casser la tête avec les montants à rembourser. Revenu Canada­­ s’occupe de suivre lui-même le dossier du RAP: il envoie­­ aux «rappeurs» du REER un relevé annuel sur lequel on trouve le capital remboursé et le montant du prochain versement obligatoire.
  • Si le contribuable ne rembourse pas le montant minimum exigé, celui-ci sera considéré comme étant un retrait du REER et, par conséquent, il deviendra­­ imposable.
  • Les cotisations versées dans le REER du contribuable ou de son conjoint dans les 89 jours précédant le retrait pourraient ne pas être déductibles.
B

LE REEP

Si vous désirez retourner aux études à temps plein, vous pouvez puiser dans votre REER pour payer le coût de vos études. Ou même celles de votre conjoint. Par études à temps plein, on entend un programme de formation d’une durée d’au moins trois mois dans un établissement agréé.

Le régime destiné à cette fin a pour nom: régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP).

La somme pouvant être retirée dans le cadre du REEP peut atteindre­­ 10 000 $ par année. Elle est cependant plafonnée à un maximum de 20 000 $ pour une période de quatre ans.

À l’instar du RAP, les retraits effec­tués en vertu du REEP doivent être remboursés à son REER, à défaut de quoi ils deviendront­­ imposa­bles

Pour le REEP, le remboursement doit s’étendre sur une période­­ maximale de 10 ans. Le premier versement sera exigé à partir­­ du 60e jour de la cinquième année suivant l’année du premier retrait.

VERS L’APRÈS-REER

A

L’ANNÉE DE SES 71 ANS

On peut cotiser à son REER jusqu’à la fin de l’année de ses 71 ans, à condition qu’on ait des droits de cotisation accumulés à cette fin. Vous pourriez même verser une cotisation excédentaire­­ si vous avez gagné au cours de l’année de vos 71 ans des revenus admissibles au REER. La cotisation excédentaire vous permettrait de déduire dans l’année de vos 72 ans ces droits de cotisation. Les droits de cotisation sont toujours basés sur les revenus de l’année précédente.

Bien entendu, la cotisation excédentaire­­ entraînera une pénalité­­ de 1 % pour un mois… mais ladite cotisation vous permettra d’économiser de lourds impôts.

Quand on dit qu’on peut cotiser­­ jusqu’à la fin de l’année de ses 71 ans, il n’est pas «nécessaire­­» d’attendre le 31 décembre! Afin de ne pas vous retrouver avec une lourde facture d’impôt, vous devez également, au cours de l’année de vos 71, ans soit transférer vos REER dans un Fonds enregistré de revenus de retraite (FERR), soit acheter une rente viagère avec votre capital REER, soit les deux. Si vous n’effectuez pas ces transferts, votre REER sera considéré comme fermé et par conséquent tout le capital deviendra imposable.

B

FRACTIONNE-MENT AVEC LE CONJOINT

Dans le cas des couples, il est possible de cotiser au REER du conjoint. Cela permet de fractionner le revenu à la retraite. Autre avantage: on peut verser des cotisations dans le REER de son conjoint non pas en fonction de notre âge, mais plutôt en fonction de l’âge du conjoint. C’est donc dire qu’un particulier ayant atteint le cap des 72 ans peut investir dans le REER du conjoint tant que ce dernier n’a pas atteint l’âge limite.

La contribution au REER du conjoint diminue d’autant le montant admissible à notre propre REER. Supposons que vous avez le droit d’investir 15 000 $ dans votre REER en 2014. Vous pourriez injecter 7000 $ dans le REER de votre conjoint et le reste (8000 $) dans le vôtre. C’est le conjoint investisseur qui déduit les cotisations versées.

Point important: les cotisations faites dans le REER du conjoint appartiennent au REER du conjoint. Afin d’enrayer la manipulation fiscale, Revenu Canada a mis en place une règle anti-évitement­­ pour les cotisations au REER du conjoint. Si le conjoint retire de son REER les cotisations versées par l’autre avant l’échéance de trois «31 décembre» de suite, le retrait sera considéré comme étant réalisé par le conjoint investisseur.

Exemple plus concret. Vous investissez le 31 janvier 2015 la somme de 5000 $ dans le REER de votre conjoint. Celui-ci ne pourra retirer ladite somme de son REER avant janvier 2018. Si le montant de 5000 $ est retiré avant cette échéance, vous serez imposé sur ce retrait.

Précisons que cette règle des trois «31 décembre» ne s’applique pas dans le cas où les conjoints viennent à se séparer.

C

TRANSFERT

Il est permis de transférer les fonds accumulés­­ dans son REER dans un autre REER, dans un RPA ou dans un FERR dont on est le détenteur­­.

Il n’y aura aucune incidence fiscale dans la mesure où les transferts sont effectués directement entre les émetteurs des régimes­­.

Dans le cas d’une séparation, il est permis de transférer là aussi sans incidence fiscale un montant forfaitaire d’un REER, d’un FERR ou d’un RPA au régime du conjoint. Il y a cependant une condition importante à respecter: le transfert doit être effectué en vertu d’un arrêt, d’une ordonnance, d’un jugement de cour, d’un accord écrit de séparation ou en vertu de la loi sur le partage du patrimoine familial.

Fait à noter: la fiscalité québécoise interdit maintenant de fractionner le revenu de retraite avec son conjoint avant l’âge de 65 ans. Mais au fédéral, le fractionnement des revenus de retraite est possible avant 65 ans.

INVESTIR SANS RISQUES

Quand on ne veut pas courir de risques, on est «condamné» à miser sur les placements conservateurs.

Après plusieurs années de très faibles taux d’intérêt, ces derniers devraient finir par grimper un de ces jours. Quand? Cela fait deux années de suite que les stratèges financiers prévoient le retour à la hausse des taux et ce n’est pas le cas.

Tant que la Réserve fédérale américaine ne bougera son taux directeur, le marché obligataire (des obligations négociables) aura la vie sauve­­. Et les petits épargnants amateurs de CPG (certificats de placement garanti), d’obligations d’épargne, de dépôts à terme… en seront quittes pour obtenir un faible rendement.

Cela dit, je me contenterais de miser sur le terme d’un an, sans plus. Ou sur un placement à taux progressif, encaissable annuellement à la date­­ d’anniversaire.

A

ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC

  • Obligations à taux fixe d’un an: 1,40 %
  • Obligations à taux progressifs: 1,40 % (an 1); 1,55 % (an 2); 1,75 % (an 3)… 3,35 % (an 10)

Dans le cadre du REER ou du FERR, vous aurez droit à une bonification de taux d’intérêt de 1 point de pourcentage lors de la première année du placement. www.epq.gouv.qc.ca

B

CREDIT UNION DE L’OUEST CANADIEN

Voici trois «Credit Union» qui offrent­­ un intéressant rendement sur leur CPG d’un terme d’un an.

  • Outlook Financial: 2,20 %
  • Accelerate Financial: 2,25 %
  • Achieva Financial: 2,00 %

Pour accéder à ces «Credit Union», il suffit d’inscrire le nom de l’institution sur le moteur de recherche de Google et vous allez tomber sur son site internet.

L’avantage avec les «Credit Union» du Manitoba ou de l’Alberta consiste à obtenir une protection de 100 % sur les dépôts, et ce, sans être restreint à 100 000 $, comme c’est le cas avec l’Assurance-dépôt du Canada et l’assurance­­-dépôt de l’Autorité des marchés du Québec.

C

BANQUES ET CAISSES

Si vous êtes un bon client de votre institution financière, je vous invite à exercer de la pression sur votre directeur de banque ou de caisse afin d’obtenir un rendement concurrentiel aux offres des «Credit Union» de l’Ouest canadien.

D

LES CPG BOURSIERS ?

La plupart des dépôts et CPG boursiers offerts par les banques et les caisses ne sont vraiment pas généreux en matière de rendement. Voilà pourquoi je ne les conseille pas, même­­ s’ils sont liés à la Bourse et sans risques. Par contre, si vous faites affaire avec une maison de courtage de plein exercice, vérifiez si elle offre des «billets» boursiers avec un généreux rendement potentiel de 6 % ou plus par année.

E

LES «OBLIGATIONS BOURSIÈRES»

Offertes par Épargne Placements Québec, elles offrent un bon rendement potentiel. Les deux prochaines émissions sont en vente d’ici le 23 mars prochain. Le terme de 5 ans peut rapporter un rendement maximal de 60 %. Pour sa part, le terme de 10 ans offre un rendement illimité, c’est-à-dire à la hauteur de ce que l’indice boursier de référence rapportera. Ces «obligations boursières» sont liées à l’indice «Québec 30», soit l’indice représentant 30 grandes sociétés qui ont leur siège social au Québec.

PERSPECTIVES DES PLACEMENTS ADMISSIBLES

Quand on veut investir dans un REER, il est important de se rappeler qu’on peut le faire par l’entremise d’une foule de véhicules de placement offerts par les institutions financières. Voici la liste des placements habituels qui sont admissibles dans un REER:

  • Argent comptant
  • Certificats de placement garanti (CPG)
  • Épargne Placement Québec
  • Obligations négociables
  • Actions de sociétés publiques inscrites en Bourse
  • Fonds communs de placement
  • Fiducies de revenu

Que feront les marchés financiers en cette année 2015 ?

Pour répondre à cette question, revoyons­­ ensemble quelques imprévus de l’année 2014.

La Bourse canadienne enregistre une performance du tonnerre durant les huit premiers mois de l’année, dominant largement toutes les grandes Bourses. Le S&P/TSX de la Bourse de Toronto affiche un gain de 16,9 %. Puis bang! arrive la correction de septembre et début octobre­­. Tous les gains fondent comme neige sous la pluie.

Sitôt la correction terminée, Wall Street commence à s’enflammer. Ses grands indices, le Dow Jones et le S&P 500, enregistrent une série de records. On se retrouve dans un Bull Market totalement imprévu du côté américain.

Ce marché haussier coïncide avec l’effondrement­­ tout aussi imprévu du cours du baril de pétrole. Cela fait le bonheur des automobilistes, qui voient leur facture de l’essence baisser de 30 %. Mais les pétrolières et les pays producteurs (autres que les É.-U.) en subissent les contrecoups. Au nombre des éclopés, la Russie, dont le rouble s’effondre de 60 % et qui se retrouve au bord de la faillite.

Autres imprévus? La sévère baisse du dollar canadien (13 %) par rapport à la devise américaine, la guerre contre l’État islamique, la crise en Ukraine, le gel des taux directeurs de la Réserve fédérale et de la Banque du Canada. Et le drame de l’épidémie d’Ebola qui secoue l’Afrique, tout en faisant peur au monde entier.

Revenons à l’année 2015. Comment s’annonce-t-elle? La seule évidence: elle sera elle aussi marquée par des imprévus qui auront pour effet de surprendre les marchés financiers. Comme ce fut le cas la semaine dernière avec la baisse surprise du taux directeur de la Banque du Canada.

Mais encore? Voici un résumé des prévisions d’analystes financiers. À la fin décembre, l’année 2015 devrait ressembler aux indicateurs suivants.

  • PIB réel canadien + 2,1 %
  • PIB réel américain: + 3,0 %
  • PIB réel zone euro: + 1,2 %
  • Taux directeur de la Banque du Canada­­: 0,75 %
  • Taux directeur de la Réserve fédérale américaine: 1,00 % (+ 0,75 %)
  • Taux obligataire canadien de 10 ans: 2,80 %
  • Taux obligataire américain de 10 ans: 3,10 %
  • ­Dollar canadien: 0,82 $ US
  • S&P/TSX de Toronto: 16 000 points
  • S&P 500 de New York: 2200 points
  • Dow Jones de New York: 19 000 points

En résumé, l’année 2015 s’annonce positive.

Souhaitons que des imprévus ne viennent pas changer la donne!

Depuis le début de mars 2009, moment où la grave crise financière de 2008 a pris fin, Bay Street (Toronto) et Wall Street (New York) ont enregistré de solides gains. Et le Bull Market actuel devrait se poursuivre en 2015.

S’ENRICHIR EN BOURSE

Il n’y a pas de recette miracle pour gagner de l’argent en Bourse. Il y a cependant une condition incontournable: il faut avoir un bon degré de tolérance au risque. Sans cela, oubliez la Bourse, vous allez être extrêmement malheureux. La Bourse ne fonctionne pas de façon linéaire. Une année boursière nous réserve toujours d’inévitables périodes à la baisse.

Il faut donc avoir les nerfs solides, sans quoi on risque de commettre des gaffes en cédant à la panique.

La mise en garde étant faite, je crois que le commun des investisseurs devrait s’en tenir à des placements à la fois hautement diversifiés et tout en étant faciles d’accès.

Entrent dans cette catégorie les fonds négociés en Bourse (FNB) qui copient les principaux indices financiers. Inscrits à la cote de la Bourse de Toronto, voici une brochette de FNB de la famille des iShares, avec le symbole boursier de chacun, et le rendement obtenu en 2014. Ces FNB sont gérés par la firme BlackRock Asset Management, la pionnière mondiale des FNB. Les parts des fonds iShares se négocient comme des actions ordinaires à la Bourse. Notez que plusieurs firmes financières ont également lancé sur le marché des séries de FNB.

A

FNB BOURSIERS

  • XIU : + 12,04 %
    Ce fonds clone le rendement de l’indice S&P/TSX 60 de la Bourse de Toronto et de ses 60 grandes entreprises canadiennes.
  • XIC : + 10,42 %
    C’est le FNB qui reproduit la performance de l’indice S&P/TSX de la Bourse torontoise et de ses 300 sociétés canadiennes.
  • XMD : + 5,13 %
    Il reproduit le rendement des PME canadiennes inscrites en Bourse.
  • XIN : + 4,15 %
    Avec ce FNB, on obtient la performance de l’indice international MSCI EAEO (Europe, Australasie, Extrême-Orient), tout en étant protégé contre les fluctuations de taux de change.
  • XSP : + 13,80 %
    Ce FNB reproduit la performance du principal indice boursier des États-Unis, le S&P 500 de la Bourse de New York. L’indice renferme les 500 multinationales américaines. Ce fonds est protégé contre la fluctuation du taux de change.
  • XQQ : + 19,35 %
    Ce FNB rapporte le rendement de l’indice NASDAQ, de la Bourse américaine.
  • XWD : + 13,55 %
    Ce FNB calque le rendement de l’indice mondial MSCI World Index.
B

FNB DIVERSIFIÉS

  • XGC : + 7,47 %
    Le fonds «iShares Balanced Income CorePortfolio» est un FNB de répartition de l’actif. Il comprend des actions canadiennes, des actions mondiales, des actions­­ de marchés émergents, des titres du marché mondial de l’immobilier, des titres à revenu fixe, des actions privilégiées et des produits de base.
  • XCR : + 6,40 %
    Le «iShares Conservative Core Portfolio Builder Fund» souhaite procurer à la fois un revenu et un potentiel de croissance à long terme du capital. Ce fonds diversifié investit dans divers FNB iShares et instruments dérivés.
  • CBD : + 8,72 %
    Le fonds «iShares Balanced Income CorePortfolio» est un fonds de divers FNB d’actions canadiennes, d’actions mondiales, d’actions de marchés émergents, de titres du marché mondial de l’immobilier, de titres à revenu fixe, d’actions privilégiées et de produits de base.
  • CPD : + 6,33 %
    Ce FNB reproduit le rendement de l’indice d’actions privilégiées S&P/TSX tout en bénéficiant de la possibilité de recevoir des distributions mensuelles.
  • CBN : + 7,99 %
    Le fonds «iShares Balanced Growth CorePortfolio» copie le rendement de l'indice Sabient Balanced Growth Index. C’est un FNB équilibré.

APPRIVOISER LE MARCHÉ OBLIGATAIRE

Pour bien gérer un portefeuille d’obligations négociables, il faut connaître les fondements du marché obligataire. Il y a une multitude de facteurs qui influencent la valeur marchande desdites obligations.

J’ai une solution à vous proposer: contentez-vous d’investir dans les FNB qui reproduisent la performance des grands indices du marché obligataire. Ces FNB sont également inscrits à la cote de la Bourse torontoise. Voici leurs symboles boursiers et le rendement obtenu en 2014.

  • XBB : + 8,46 %
    Par l’entremise de ce FNB, on investit dans le marché des obligations incluses dans le «DEX Universe Bond Index Fund». C’est l’indice le plus représentatif du marché obligataire canadien. Il repo­se sur le portefeuille diversi­fié­­ d’obligations du gouvernement du Canada, d’obligations provinciales, d’obliga­tions de sociétés et d’obligations municipales.
  • XRB : + 12,78 %
    Avec ce FNB, vous obtiendrez la performance du «DEX Real Return Bond Index», soit l’indice du marché des obligations à rendement réel. C’est-à-dire un rendement qui tient compte de l’inflation.
  • XLB : + 17,13 %
    C’est le FNB des obligations à long terme, soit d’une durée d’au moins 10 ans. Le rendement est lié à l’indice FTSE TMX Canada Long Term Bond Index. Cet indice est principalement composé d’obligations gouvernementales et d’obligations de sociétés de première qualité.
  • XCB : + 7,13 %
    Ce FNB d’obligations corporatives de première qualité reproduit le rendement de l’indice FTSE TMX Canada All Corporate Bond Index.

S’ENRICHIR AVEC LES FONDS

Quels fonds choisir?

J’avoue qu’il n’est pas facile de sélectionner les fonds communs de placement susceptibles de nous convenir. Chaque groupe financier en offre des centaines. Pour votre information, sachez que 16 000 fonds sont actuellement offerts sur le marché cana­dien des fonds.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le nombre de fonds offerts est quatre fois plus élevé que le nombre de compagnies (4000) inscrites à la cote des bourses canadiennes, soit 1500 à la Bourse de Toronto et 2500 à la Bourse de croissance (TSX Venture Exchange).

Pour gérer les portefeuilles, les fonds communs de placement exigent des frais annuels de gestion. Les frais varient beaucoup d’un groupe de fonds à un autre.

Fait à noter: la performance d’un fonds n’est aucunement liée à la hauteur des frais de gestion.

Afin de ne pas vous faire exploiter, vérifiez toujours le ratio de frais de gestion par rapport à d’autres fonds communs de placement de la même catégorie­­. Les grandes catégories de fonds se définissent comme suit: fonds de marché monétaire, fonds équilibrés, fonds à revenu fixe ou fonds d’obligations, fonds d’actions canadiennes, fonds d’actions américaines, fonds d’actions étrangères, fonds d’actions de marchés émergents, etc.

Voici une série de fonds communs fort bien classés par la firme Morningstar.

Actions Canadiennes
 
Catégories de fonds
Rendement % annuel
2014
2013
2012
Leith Wheeler
Actions canadiennes B
7,32
23,07
13,61
RBC
Valeur nord-américain A
12,86
23,05
11,76
Beutel Goodman
Actions canadiennes D
10,26
24,35
10,77
Mawer
Actions canadiennes
15,81
25,43
12,69
Beutel Goodman
Actions petite capitalisation D
9,98
17,39
17,39
Altamira
Croissance Québec
21,86
37,25
16,04
Fidelity
Frontière Nord F
14,75
23,71
9,38
Actions étrangères
 
Catégories de fonds
Rendement % annuel
2014
2013
2012
CI
Valeur américaine
21,27
39,98
7,28
Chou
Associés F
13,15
42,02
27,62
Brandes
Brandes
0,0
14,54
11,66
Mawer
Actions internationales A
9,12
22,57
19,5
Mawer
Actions mondiales
14,47
34,26
34,26
Bissett soc.
Américaines F
31,44
41,18
5,06
Invesco
Croissance internationale
10,43
31,03
14,93
BMO
Valeur internationale F
8,33
22,33
14,41
Fonds équilibrés
 
Catégories de fonds
Rendement % annuel
2014
2013
2012
Beutel Goodman
Beutel Goodman
8,19
16,32
9,97
TD
Revenu de dividendes
12,31
13,87
10,69
RBC
Revenu mensuel F
9,49
6,45
7,34
Leith Wheeler
Équilibré
8,99
16,92
6,86
CI Signature
Revenu élevé
8,57
9,25
12,13
Jarislowsky Fraser Select
E
9,65
7,16
6,89
Trimark mondial
Équilibré
7,07
25,88
11,85
Manuvie
Revenu mensuel élevé
16,15
15,55
7,20
IA
Diversifié
8,90
12,53
5,11
Mawer
Équilibré A
12,11
20,20
11,40
CIBC ind.
Équilibré
8,65
10,11
5,77
Desjardins
Équilibré Québec
15,51
15,89
5,06
Dynamique Power
Équilibré
8,49
23,17
4,50
Fidelity
Équilibré Canada B
11,16
12,75
6,01
BMO
Valeur internationale F
8,33
22,33
14,41
Fonds d’obligations
 
Catégories de fonds
Rendement % annuel
2014
2013
2012
PH&N
Obligations D
8,66
-1,26
3,43
TD
Obligations canadiennes F
7,84
-1,44
3,98
Beutel Goodman
Revenu D
5,43
-2,15
2,34
Beutel Goodman
Obligations soc. et provinces
6,35
-1,72
3,21
PH&N
Obligations à rendement global D
8,06
-0,93
3,93
Chou
Obligations
10,40
23,75
12,95

Source Morningstar

QUELQUES CONSEILS À SUIVRE À LA LETTRE

A

L’ACHAT PÉRIODIQUE OU LE MARKET TIMING

La stratégie de l’achat périodique consiste à répartir sur une longue période l’acquisition d’actions­­, de fonds négociés en Bourse ou d’unités de fonds communs d’actions. Le but ultime est de se constituer un portefeuille à un coût moyen raisonnable.

Quand on dit «périodique» cela peut être tous les mois, tous les trimestres, etc. Ou chaque fois que la Bourse se corrige de 5 % ou plus… La durée peut s’échelonner sur six mois, un an, deux ans ou plus.

C’est le genre de stratégie que l’on utilise lorsqu’on n’a aucune idée de la direction que prendra le marché boursier.

Mais est-ce plus profitable d’opter­­ pour cette stratégie «périodique­» ou d’adopter une stratégie d’investissement massif au gré de notre pif d’investisseur? Le «pif» implique le market timing, c’est-à-dire la stratégie axée sur le moment le plus opportun pour investir­­. Ça prend un sacré pif pour anticiper!

Vous ne serez pas surpris d’apprendre­­ qu’aucune des deux méthodes ne s’avère gagnante, que les périodes boursières soient à la hausse ou à la baisse. Le market timing me paraît nettement plus risqué. Aucun grand gourou de la Bourse ne peut se vanter d’avoir déniché la recette parfaite du market timing.

Une chose est claire cependant: les bonnes occasions d’achat surviennent lors des périodes baissières et non quand les marchés volent de record en record. Cela vaut également pour les divers secteurs boursiers: finance (banques…), minières (aurifères), énergie (pétrolières…), fiducies de revenu, consommation (chaînes de magasins…), etc.

B

L’AMOUR DE SON PORTEFEUILLE

La pire gaffe à faire avec un portefeuille, c’est de tomber en amour avec ses titres.

La Bourse fonctionne de façon désordonnée. Les secteurs ne progressent ni ne régressent en bloc. Chaque secteur évolue différemment. C’est pourquoi dans un marché haussier, il y a quelques secteurs qui chutent au lieu de monter… et dans un marché baissier, il y a certains secteurs qui montent au lieu de baisser.

Les gestionnaires des portefeuilles institutionnels (caisses de retraite, fonds communs de placement) effectuent des rotations de titres en cours d’année, et ce, en fonction de leur anticipation du marché. Cela implique qu’ils sont actifs en effectuant des ventes et des achats.

Les raisons de vendre sont nombreuses: prises de profit, anticipation d’une baisse dans le secteur, mauvaise performance financière, rotation de secteurs, etc.

Les raisons d’acheter? Anticipation d’une hausse, rotation de secteurs, diversification de portefeuille, titres en forte correction, etc.

Cela étant, il ne faut jamais perdre de vue que pour chaque vendeur d’actions il y a un acheteur qui croit que le moment est plutôt venu d’acheter lesdites actions­­ dans le dessein d’encaisser un éventuel profit.

Pour tirer son épingle du jeu de la Bourse, j’aime bien la stratégie consistant à scinder ses transactions de vente et d’achat en plusieurs lots, tout en les échelonnant dans le temps.

Vous détenez un titre qui a fortement grimpé. Vous pourriez en vendre la moitié aujourd’hui et attendre­­ à plus tard pour vous départir­­ du reste. Ainsi, si le titre chute, vous serez content d’avoir vendu une partie de votre bloc et si le titre continue de monter vous serez content d’en avoir conservé une partie.

Même stratégie pour acheter un bloc d’actions d’une entreprise qui nous semble intéressante. Vous achetez une portion du bloc au prix d’aujourd’hui et vous attendez de voir ce que le titre fera au fil des semaines. Si le titre monte, vous en serez ravi et si le titre baisse, vous serez heureux d’en racheter à un prix encore plus bas.

C

LE CHOIX DU CONSEILLER FINANCIER

Pas facile de choisir un conseiller financier.

Le bouche-à-oreille est certes un atout, à condition que la personne qui nous recommande tel ou tel conseiller ait obtenu de bons résultats­­ financiers. La question: comment allez-vous faire pour vous en assurer?

Quand on parle de conseiller finan­cier, j’en vois deux grandes catégories: le courtier d’une firme de courtage de plein exercice ou le conseiller agissant comme planificateur financier et courtier en épargne collective, c’est-à-dire de fonds communs de placement.

Quand on détient un compte dans une firme de courtage, on accepte­­ d’emblée de jouer le jeu du marché boursier. Et en principe, il faut être relativement actif avec son portefeuille.

En tant que client d’une firme de courtage de plein exercice, une gamme de services (recherche, recommandations, planification de portefeuille) et de produits financiers (actions, fonds, produits dérivés, produits structurés, obligations, coupons détachés, etc.) nous est proposée.

Quand on fait affaire avec un conseiller qui porte le chapeau de planificateur financier et de représentant de fonds communs­­ de placement, on entre habituellement dans une catégorie d’investisseur moins actif.

Ce genre de conseiller mise sur des stratégies de placement essentiellement axées sur les fonds communs de placement de diverses catégories: marché monétaire, obligations, actions, fonds équilibré, métaux précieux, etc. Selon la sélection des fonds choisis, on se retrouvera avec un portefeuille plus ou moins à risque. Comme c’est le cas avec un portefeuille élaboré avec un courtier de plein exercice.

Pour vous assurer que la firme, le conseiller, le courtier, le planificateur ou le représentant avec qui vous faites affai­re (ou vous désirez faire affaire) est bel et bien autorisé à exercer sa fonction, je vous invite­­ à aller sur le site internet de l’Autorité des marchés financiers (www.lautorite.qc.ca) pour consulter le registre prévu à cette fin. Ce registre vous permet de vérifier s’ils ont le droit d’exercer des activités liées au conseil ou à la vente du produit financier qui vous est offert.

D

S’INFORMER SUR LES PLACEMENTS

Gérer adéquatement un portefeuille d’actions… c’est difficile.

Comme sources d’information pour parfaire ses connaissances, chaque firme de courtage de plein exercice met à la disposition de sa clientèle des bulletins d’analyses financières et économiques.

De plus, leurs services de recher­che émettent régulièrement des recommandations de titres. En plus de recommander des portefeuilles modèles composés de leurs meilleures suggestions de titres.

Par ailleurs, les épargnants qui ont le temps, les connaissances et les habiletés pour gérer eux-mêmes leur portefeuille détiennent habituellement un compte dans une firme de courtage à escompte.

Toutes les grandes institutions bancaires disposent d’un tel service de courtage à escompte. Le gros avantage: le coût des commissions est peu élevé comparativement aux commissions que l’on doit verser aux représentants travaillant pour les diverses firmes finan­cières.

Les firmes de courtage à escompte­­ offrent cependant un choix de produits et de services plus restreint que les maisons de courtage de plein exercice. Mais elles se montrent aujourd’hui nettement plus ouvertes (généreuses) qu’auparavant.

Pour les gens actifs, il est évident que détenir des comptes dans les deux types de maisons de courtage – à escomp­te et de plein exercice financier­­ – représente une belle combinaison.

On peut évidemment suivre l’actualité financière en parcourant les pages économi­ques des quotidiens. Il est possible en outre de s’abonner directement à des revues et à des lettres financières spécialisées.

En tant que consommateur de produits financiers, sachez que le site internet de l’Autorité des marchés financiers (www.lautorite.qc.ca) offre mille et un renseignements susceptibles de répondre à plusieurs de vos questions financières­­.