Inconfort au PLQ
Jean Charest est forcé de poser un geste d’impact au cours des prochains jours, pour contrer la corruption dans la construction et l’attribution des contrats afin de calmer les inquiétudes des militants de son propre parti.
Journal de Québec
À la fin de mes études à la faculté des lettres de l’Université Laval, j’ai entrepris une carrière de journaliste qui se poursuit depuis plus de quarante ans maintenant. J’ai développé une passion pour la politique et un intérêt particulier pour ce qui s’y fait en coulisses, à l’abri des regards. Dans le cadre de mon travail, on m’a confié plusieurs missions un peu partout au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique. J’ai suivi toutes les campagnes électorales depuis 1970. J’ai aussi occupé différents postes de direction en information, incluant ceux de rédacteur en chef et d’éditorialiste en chef d’un grand quotidien. En 2004, je me suis joint au Journal de Québec, où j’aime nager dans la controverse à titre de chroniqueur. Les lecteurs sont toujours invités à réagir à mes textes en m’écrivant à jjsamson@journaldequebec.com
Jean Charest est forcé de poser un geste d’impact au cours des prochains jours, pour contrer la corruption dans la construction et l’attribution des contrats afin de calmer les inquiétudes des militants de son propre parti.
L’un des rédacteurs fantômes des discours majeurs de Jean Charest, Patrice Servant, a des tourments de conscience bien tardifs.
ArcelorMittal | 2,1 milliards sur la Côte Nord
«Le Québec est un bon endroit pour faire des affaires», a indiqué vendredi le président du secteur minier d'ArcelorMittal, M. Peter Kukielski.
Sondage | Construction
Les Québécois sont convaincus à 91 % que le crime organisé a envahi l'industrie de la construction et ils réclament toujours à 70 % une enquête publique.
Enquête Léger Marketing
Entre Jean Charest et Marc Bellemare, la population continue en bonne majorité de croire l'ex-ministre de la Justice sur des pressions qu'il aurait subies de collecteurs de fonds libéraux dans la nomination de juges et que Jean Charest ment. Elle maintient en plus son exigence d'une commission d'enquête sur la construction (voir autre texte).
Le commissaire Michel Bastarache a complété la rédaction de son rapport, incluant le sommaire, et le document est en production. Il sera remis au gouvernement, comme le prévoit la loi, avant la date d'échéance prévue au mandat de la commission, soit le 31 janvier 2011.
Faits marquants en politique
Les allégations de corruption ont éclipsé tous les autres faits marquants de la politique au Québec en 2010.
Personnalités et événements marquants
Régis Labeaume s'est imposé comme la personnalité la plus marquante dans le monde politique au Québec en 2010, selon un sondage Léger Marketing inc. réalisé pour l'Agence QMI.
Les allégations de corruption ont éclipsé tous les autres faits marquants de la politique au Québec en 2010.
Charest fait le point
Jean Charest coupera davantage dans les dépenses du gouvernement et qu'il siphonnera de nouveaux revenus par des taxes ou des tarifs.
Tout appel à la désobéissance civile et à la sédition doit être sanctionné sévèrement.
Les dirigeants d’associations étudiantes n’employaient plus le mot moratoire, devenu proscrit. Ils demandaient une « trêve pour une période déterminée ». Ce n’est peut-être pas exactement celle qu’ils souhaitaient, mais c’est ce que le gouvernement espère avec la suspension de la session jusqu’en août, là où le boycott des cours se poursuivait.
Les étudiants anarchistes veulent casser le mythique SYSTÈME. Se sentant menacé, ce même SYSTÈME capitaliste, mais démocratique, et ses institutions fondamentales répliquent enfin.
La démission de la ministre de l’Éducation et vice-première ministre, Line Beauchamp, ne doit pas être annonciatrice d’une capitulation du gouvernement Charest devant la minorité d’étudiants qui boycottent toujours leurs cours.
Se cacher le visage derrière un masque pour lancer des boules de billard ou des pierres aux policiers pendant une émeute n’est pas un droit inscrit dans les chartes des droits et libertés. Cessons les dérapages grotesques en les invoquant à tout vent.
Les événements du printemps 1968 en France ont pris fin lorsque la toujours abstraite et informe majorité silencieuse est descendue dans la rue pour signifier aux anarchistes qu’elle en avait plus qu’assez d’être la victime des perturbations sociales et économiques.
Les membres du Sénat devraient idéalement être élus, au même titre que les députés aux Communes et à l’Assemblée nationale, plutôt qu’être choisis de façon discrétionnaire par le premier ministre à Ottawa.
Les leaders étudiants sont incapables de livrer un retour en classe des étudiants qui boycottent leurs cours, aux conditions convenues avec les représentants du gouvernement en fin de semaine ou qui s’en rapprocheraient.
Samedi soir, le parc Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal, lieu de départ des manifestations quotidiennes d’étudiants depuis trois mois, était désert pour la première fois, illustration de l’amère défaite encaissée par leurs associations quelques heures plus tôt. Deux policiers à vélo se disaient même en congé!
Les gouvernements libéraux ont fait beaucoup plus depuis 1985 pour améliorer le sort des plus bas salariés du Québec que les gouvernements du prétendument très social-démocrate Parti québécois.
En relations de travail, une grève ou un lock-out ne peut prendre fin si les parties ne discutent pas des mêmes choses. C’est un préalable.
Le Conseil national des chômeurs a lancé une campagne pour que le Québec prenne le plein contrôle de l’assurance-emploi sur son territoire. Son but est évidemment que les chômeurs québécois profitent d’un régime plus chromé que les autres Canadiens.
Le déplacement du conseil général du Parti libéral du Québec, en fin de semaine prochaine, de Montréal en région, a été rendu obligatoire par les opposants violents à la hausse des frais de scolarité.
La proposition venant de prétendus sages de recourir à un médiateur agréé par les deux parties pour trouver une solution à la crise étudiante ne tient pas la route.
Les élèves de deux écoles secondaires de Montréal, âgés entre 12 et 17 ans, boycottent leurs cours, avec la bénédiction de la direction et des enseignants.
Jean Charest ne bougera pas de ses positions sur la hausse des frais de scolarité au cours des pourparlers qui s’amorcent avec les associations étudiantes.
Les cours de philosophie au cégep sont devenus n’importe quoi, sauf une initiation véritable à la philosophie, que l’on définit comme « l’amour de la sagesse ».
La proclamation de la Loi constitutionnelle de 1982, sur la colline parlementaire à Ottawa, le 17 avril de cette même année, a suscité un ressentiment général au Québec. Il y a eu une colère populaire à l'époque, bien que Justin Trudeau l’ait banalisée en la réduisant à une frustration de René Lévesque cette semaine. Mon sang n’a fait qu’un tour.
Régis Labeaume fera de Québec la ville-test pour tous les employés municipaux syndiqués du Québec qui auront les yeux tournés vers la capitale, en 2012.
Avec l’arrestation mardi de Tony Accurso, un gros trophée de chasse pour l’Unité permanente anticorruption, les astres continuent de bien s’aligner pour Jean Charest en prévision des prochaines élections.