Résister au chaos
Lorsque le boycottage étudiant a débuté en février dernier, c’était pour contester la hausse des droits de scolarité.
Journal de Montréal
Lorsque le boycottage étudiant a débuté en février dernier, c’était pour contester la hausse des droits de scolarité.
Le conflit étudiant s’éternise et la majorité de la population, initialement peu sympathique à la cause étudiante, est à présent exaspérée.
Il fut un temps où les comportements racistes et discriminatoires étaient socialement admis. Fort heureusement, des gestes et des déclarations, jadis acceptables, ne sont plus tolérés aujourd’hui. Néanmoins, nous avons beaucoup à apprendre de l’Histoire.
Le rassemblement qui s’est tenu dimanche pour célébrer le Jour de la Terre a connu un énorme succès avec plus de 150 000 personnes qui marchaient pour exprimer leurs inquiétudes.
D’après l’étude des économistes Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny sur l’impact des services de garde subventionnés (SGS), le programme serait un succès phénoménal.
Le bras de fer se poursuit entre les étudiants et le gouvernement du Québec. Dans ce dossier, l’État bénéficie de la sympathie de la majorité des citoyens. Pourtant, il est partiellement responsable de l’attitude des étudiants, car il a lui-même, jadis, semé les graines du mécontentement.
Les magiciens excellent dans l’art de détourner notre attention pour exécuter des manœuvres discrètes et réaliser leurs tours. Ils savent que si notre cerveau se concentre sur les gestes de la main droite, il ne voit pas ceux de la main gauche. Dans une certaine mesure, les autorités publiques emploient la même technique que les magiciens.
Si notre employeur, notre propriétaire ou notre banque nous obligeait à signer des contrats de plusieurs centaines de pages rédigés dans un langage incompréhensible, nous crierions au scandale, avec raison.
Selon l’adage, il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Ajoutons également qu’on ne doit pas juger un budget aux formules racoleuses qu’il contient.
Monsieur le ministre des Finances, vous avez déclenché l’hilarité en 2010 en déclarant que « La finalité, c'est d'être heureux comme peuple ». En revanche, vos récents propos sont loin d’être amusants. Ils sont carrément révoltants.
Pour éviter les intoxications, les parents de bambins conservent les médicaments et les produits chimiques hors de portée de leurs rejetons. Cette mesure, certes nécessaire, est néanmoins abandonnée dès que le petit est jugé suffisamment responsable par ses parents.
On entend régulièrement dire qu’il suffit de taxer les riches pour financer les projets de l’État. Pauline Marois, par exemple, tentait récemment de nous convaincre qu’une hausse du taux d’imposition des plus fortunés contribuerait au financement de la santé.
La version anglaise de l’hymne national canadien contient un vers qui m’a toujours plu : « Our land glorious and free » (notre terre glorieuse et libre). Malheureusement, peut-être faudra-t-il le modifier prochainement, car si le projet de loi C-30 est adopté, nous nous sentirons nettement moins libres.
Le système de retraite québécois, non viable et peu performant, inquiète. Pour trouver des solutions, la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, a mandaté un comité d’experts pour réfléchir sur l’offre des régimes complémentaires.
Presque quotidiennement, le système capitaliste fait l’objet d’attaques virulentes. On le rend responsable des crises économiques et des comportements frauduleux. De nombreux dirigeants et intellectuels martèlent qu’il doit être réformé. Aujourd’hui, le terme « capitalisme » est tabou et le mot d’ordre est de vilipender cette philosophie.
La classe politique québécoise prend très à cœur la question du réchauffement climatique et ne manque pas une occasion de réitérer la nécessité de se conformer au protocole de Kyoto.
Un lecteur a porté à mon attention le texte que Jean-François Lisée a publié sur son blogue et dans lequel il présente un extrait de son récent livre Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments.
La chronique de Nathalie Elgrably-Levy
La chronique de Nathalie Elgrably-Levy
La période de réjouissances est terminée. Je ne parle pas de Noël ni du jour de l’An, mais bien de notre situation économique.
La chronique de Nathalie Elgrably-Levy
J’ignore s’il s’agit du fruit de mon imagination, mais j’ai l’impression que la traditionnelle atmosphère des Fêtes disparaît progressivement. J’ai la nostalgie du « bon vieux temps », où l’hyperdécoration et l’omniprésence des chants festifs égayaient les commerces, les restaurants et les rues.