Procès pour aide au suicide

«Il s'est servi de Stéphan»

Katia Bussière

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Nicole Maltais, mère de Stéphan Dufour.

© Collaboration spéciale

Nicole Maltais, mère de Stéphan Dufour.

«Je n'en veux pas à Chantal de s'être suicidé, je lui en veux de s'être servi de Stéphan.»

En entrevue avec les médias, vendredi, Nicole Maltais, mère de Stéphan Dufour, a répété cette phrase qu'elle avait dite lors de son témoignage, en début de procès.

Elle souhaite néanmoins que son frère Chantal Maltais soit heureux là-haut. «J'espère qu'il peut marcher et courir», a-t-elle affirmé. Chantal Maltais souffrait de poliomyélite et était confiné à un fauteuil roulant.

Quant à Stéphan Dufour, il n'a pas commenté l'issue du procès, laissant le soin à ses proches de le faire.

«Maintenant, nous voulons tout simplement tourner la page», a exprimé Claudette Maltais, une autre sœur du défunt.

«Nous somme une famille très unie, très vaillante, toujours respectueuse de la loi et qui ne cherche pas le trouble», a-t-elle spécifié. «Stéphan est comme un petit oiseau avec les ailes cassées. Il est aimé par tout le monde», a-t-elle ajouté.

Plus la bienvenue

Leur sœur Hélène Maltais, qui avait contacté les policiers pour qu'ils ouvrent une enquête à la suite du suicide de son frère Chantal, n'est plus la bienvenue dans la famille Maltais.

«On veut qu'elle sorte de notre vie maintenant», a rapporté Nicole Malais, sans élaborer davantage.

Débat public

La famille Maltais souhaite que le débat sur l'aide au suicide soit à nouveau porté sur la place publique.

«Avec le vieillissement de la population, les gouvernements devront mettre leur culotte», estime Yannick Dufour, frère de Stéphan. «La vie appartient à personne d'autre qu'à soi-même. Je peux faire ce que je veux de ma vie.»

«Pourquoi on ne laisse pas souffrir un animal? Pourquoi on laisse souffrir les êtres humains sans agir», s'interroge Nicole Maltais.

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