Si Mélanie Fréchette, une mère monoparentale de deux jeunes enfants, a encore espoir aujourd'hui d'améliorer son sort, c'est en grande partie en raison de l'aide du Relais d'espérance, et maintenant, c'est elle qui s'inquiète pour la survie de l'organisme communautaire.
«Je n'aurais pas été capable de passer au travers sans eux, admet la mère dans le besoin. Plusieurs fois, je n'aurais pas été capable de donner à manger à mes deux enfants. Ils ont toujours été là pour m'aider. Je ne sais pas ce que je vais faire si ça ferme. Ça me stresse.»
La femme de 32 ans se présente à chaque jeudi sur la 4e avenue pour recevoir des aliments afin d'avoir quelque chose à manger. «Je dois courir les banques alimentaires pour nourrir mes enfants et moi, raconte-t-elle. J'ai toujours été capable de me débrouiller malgré les embuches.
Mère d'un garçon de 10 ans et d'une fille de 12 ans, la prestataire de l'aide sociale doit assurer leur bien-être avec à peine mille dollars par mois.
Selon elle, le Relais est différent des autres groupes d'aide. En plus de recevoir de la nourriture, elle participe aux rencontres de soutient. «Ça m'apporte de l'écoute, assure la bénéficiaire. Ils sont toujours là pour nous autres. Ils nous donnent de belles choses. Je les trouve fabuleux.»
Actuellement sans emploi, Mélanie Fréchette voit l'avenir avec optimisme. Elle retournera aux études à la fin du mois pour suivre une formation en secrétariat.