Couverture journalistique critiquée par l'entourage

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Kathleen Frenette @

Journal de Québec, Publié le:

La journaliste Julie Marceau s'est retrouvée dans une bien mauvaise posture, alors qu'elle tentait d'apaiser la colère des voisins de M. Rhéaume.

© Annie T. Roussel

La journaliste Julie Marceau s'est retrouvée dans une bien mauvaise posture, alors qu'elle tentait d'apaiser la colère des voisins de M. Rhéaume.

Victime d'un violent choc nerveux, René Rhéaume, beau-père de l'adolescent décédé, avait du mal à contenir sa rage quelques minutes après l'événement.

L'homme ne désirait voir personne, surtout pas les journalistes s'approcher de sa résidence.

Respectant la consigne, ceux-ci sont restés sur le côté de la route, à environ une cinquantaine de pieds de la maison.

Toutefois, alors qu'il se trouvait à l'intérieur de l'ambulance qui devait le conduire à l'hôpital, il en est sorti sans crier gare et a frappé à quelques reprises le caméraman de Radio-Canada avant de lancer dans le champ le trépied et le microphone qui appartiennent à la station d'État.

« Je reculais et il continuait de foncer sur moi en disant que nous n'avions pas d'affaire là et il me frappait », nous a dit le caméraman John Jaramillo, qui s'est dit fortement ébranlé à la suite des événements.

Les voisins s'en mêlent

D'ailleurs, il était plutôt périlleux de se promener près de la résidence, hier matin, puisque même une fois le beau-père parti, les voisins ont pris la relève pour montrer leur mécontentement devant la couverture journalistique.

« Aller écœurer le père pour lui demander comment il se sent, ça me met en maudit. Il vient de perdre son fils qui est mort brûlé, pis l'autre, il arrive avec sa caméra pour le filmer... Eh bien, il mérite juste de la perdre sa caméra à 15 000 $! » nous a dit dans un accès de colère Steven Bacon, l'un des voisins de M. Rhéaume.

L'homme, qui est aussi ami avec le propriétaire de la ferme qui a vu son beau-fils périr, nous a dit être outré par l'approche des journalistes qui ne respectent pas le deuil des gens.

« C'est correct que la nouvelle soit là, ça va sensibiliser des gens. C'est correct qu'on montre le feu, qu'on explique comment, mais merde, il y a un enfant qui vient de mourir. Vous n'avez pas besoin d'aller plus loin », nous a dit l'homme avec des sanglots dans la voix.

« La maison est en train de tomber, ils n'ont même plus de vêtements... Alors, est-ce que les journalistes peuvent leur sacrer patience avec la question : comment vous sentez-vous? », a-t-il dit avant de nous quitter pour aller parler aux policiers.

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