Côte-Nord | HYDRAVION DISPARU

Se préparer au pire

Marc-André Gagnon

Publié le:

En milieu d'après-midi lundi, à la hauteur du centre de villégiature autochtone de Papinachois, il a été possible d'apercevoir un navire de la Garde côtière canadienne déployer un Zodiac sur le fleuve afin de vérifier une piste qui, malheureus...

© Simon Clark

En milieu d'après-midi lundi, à la hauteur du centre de villégiature autochtone de Papinachois, il a été possible d'apercevoir un navire de la Garde côtière canadienne déployer un Zodiac sur le fleuve afin de vérifier une piste qui, malheureusement, ne s'est pas concrétisée.

Au troisième jour des recherches visant à retrouver l'hydravion disparu sur la Côte-Nord, des proches de Michel Vachon et de Jacques Deschênes sont arrivés au quartier général de la Sûreté du Québec (SQ) lundi, à Baie-Comeau, où ils ont été confrontés aux pires scénarios.

« On vient d'apprendre ce qu'on ne voulait pas apprendre », a dit Michel Paré, après avoir rencontré les enquêteurs de la Sûreté du Québec lundi midi.

Originaire de Québec, M. Paré est le copropriétaire de l'avion qui était piloté par son ami Michel Vachon, jeudi soir.

Comme M. Paré, d'autres proches des deux occupants de l'hydravion qui échappe toujours aux recherches ont également été rencontrés par des enquêteurs dès leur arrivée à Baie-Comeau.

L'hypothèse la plus plausible

Avec la découverte d'un flotteur appartenant à l'hydravion dimanche, le scénario du pire attend toujours d'être confirmé, mais un écrasement dans les eaux du Saint-Laurent demeure l'hypothèse la plus plausible jusqu'à maintenant.

Le dossier de disparition s'étant transformé en plus que probable accident, la Sûreté du Québec s'est fait confier la coordination des opérations de recherches qui, jusque-là, étaient menées par le centre conjoint de coordination de sauvetage des Forces armées canadiennes, à Halifax.

Les Forces armées canadiennes ayant cessé leurs recherches, la SQ a dépêché une de ses embarcations dans la zone ciblée afin de parcourir les berges, mais sans plus de succès.

« On centralise les recherches beaucoup plus sur le fleuve, parce qu'avec un flotteur retrouvé, ça élimine pratiquement toutes les probabilités que l'appareil ait pu s'écraser dans les terres », a dit le sergent Patrick Lowe, porte-parole à la SQ.

Branle-bas de combat à la Sûreté

Au quartier général nord-côtier de la SQ, à Baie-Comeau, c'était le branle-bas de combat, hier après-midi.

« On est en train de mobiliser les ressources à savoir comment on fera notre déploiement demain », a dit le sergent Lowe en fin de journée, lundi.

Mais sur une note plus positive, « on recherche toujours l'appareil et on garde toujours espoir de retrouver les gens vivants », a conclu M. Lowe.

Les détails concernant le déploiement des ressources de la SQ devaient être dévoilés ce matin.

Au moment d'écrire ces lignes, aucune trace de l'hydravion et de ses deux occupants n'avait été repérée.

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