ATTENTAT À LA PUDEUR SUR UN MINEUR

L'ex-infirmier Beaudet de nouveau accusé

Dominique Hardy

Publié le: | Mise à jour:

L'infirmier Yvon Beaudet, 63 ans, de Bécancour, autrefois de Lotbinière, subira son enquête pour remise en liberté, mardi prochain, au palais de justice de Québec, après avoir été accusé hier d'attentat à la pudeur sur une personne d'âge mineur.

Les faits reprochés se seraient produits entre 1972 et 1975 à Lévis sur un garçon âgé entre 7 et 10 ans de son entourage. Un mandat d'arrestation avait été émis contre Yvon Beaudet le 21 juillet dernier. La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté jusqu'à sa prochaine comparution.

Yvon Beaudet, infirmier de profession, n'en est pas à ses premiers déboires avec la justice pour des crimes à caractère sexuel. En 1991, il a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur trois jeunes garçons. Il avait alors écopé d'une peine de 12 mois d'emprisonnement.

« Il pourrait avoir fait d'autres victimes et ce, dans l'ensemble de la province », indique le porte-parole du Service de police de Lévis (SPVL), Alain Gelly. « Les enquêteurs tentent d'établir l'ensemble des endroits qu'il aurait fréquentés et où il aurait travaillé afin d'identifier d'autres victimes potentielles. » D'ailleurs, le SPVL fera connaître d'autres détails sur l'accusé aujourd'hui afin de les inciter à le dénoncer.

Radiation

Yvon Beaudet est infirmier depuis près de 40 ans. Il a été radié en 2009 pour une période de 12 mois de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

On lui reprochait, en 2005, d'avoir entretenu une relation d'amitié avec un patient âgé de 4 ans de la Côte-Nord à qui il offrait des cadeaux, des escapades et des repas à la maison. Il a justifié le fait qu'il ramenait le jeune garçon chez lui à l'heure du souper « pour s'assurer qu'il soit bien nourri ».

Yvon Beaudet a aussi admis avoir assisté l'enfant lors d'un prélèvement d'échantillon d'urine en l'absence de sa mère. Le comité de discipline a statué que cet acte était inapproprié et non requis et l'a radié pour une période de trois mois. De plus, l'OIIQ avait imposé une limitation temporaire d'un an de son droit d'exercer des activités professionnelles auprès d'une clientèle mineure lors de son retour à la pratique.

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