Le Journal en Afghanistan
«On voit des progrès»
© Jean LaRoche - LE JOURNAL DE QUÉBEC
Le caporal Dean Madore en est à son deuxième séjour en Afghanistan.
« Quand tu es ici depuis deux semaines et que tu vois un gars être tué ou perdre un membre, c'est pas évident. Mais j'ai vraiment pris beaucoup de maturité au cours de mon dernier tour et je voulais revenir », commente le caporal Dean Madore.
S'ils sont ici de nouveau, c'est parce qu'ils ont le sentiment de faire exactement ce pour quoi ils se sont entraînés pendant toutes ces années, disent plusieurs. Pour eux, « faire l'Afghanistan » est source de fierté. Et plusieurs apprécient grandement la paie qui vient avec le travail!
Différences
Pour la plupart, cette deuxième rotation débute de façon bien différente de la dernière. Aguerris, ils savent parfaitement à quoi ils s'exposent. « Au début, on est tout le temps nerveux. Tout nous paraît suspicieux. Cette fois-ci, presque personne ne part de zéro. Il n'y a aucun mouvement de panique », explique le caporal Mathieu Breault.
Certains voient aussi une progression sur le terrain. « On ne voit presque plus de jeunes nous faire des signes de fusil avec la main. Plusieurs nous saluent, maintenant », affirme le caporal-chef Éric Carin. Selon eux, les relations humaines avec les Afghans sont des plus importantes, dans cette mission. « On voit certains progrès, mais tout se fait tranquillement. Il faut compter en temps afghan, ici », indique le caporal Charles Bergeron. Tous s'entendent également sur une chose : la mission est certainement plus stressante pour leur famille que pour eux. « Notre vie, nous, c'est l'armée. On sait qu'on peut faire confiance à ceux qui nous entourent. Mais nos familles ne savent pas vraiment ce qu'on fait, et plusieurs sont inquiets », termine le caporal Breault.
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