Transports

Un Skytrain pour Québec

Publié le:

Un Skytrain pour Québec

© Courtoisie

QUÉBEC - Le président de Bombardier Transport, M. Raymond Bachant, rêve non seulement de tramways à Québec, mais également d'un skytrain qui viendrait compléter l'offre de transport en commun jusqu'à Lévis et d'un TGV jusqu'à Windsor.

«Le skytrain est complémentaire. Il y a des projets pour relier Québec et Lévis et, évidemment, le tramway n'est pas la solution. Le skytrain peut être envisagé», a dit M. Bachant à l'issue d'une conférence qu'il prononçait, mardi, devant les membres de la Chambre de commerce de Québec.

D'ailleurs, Bombardier Transport vient d'offrir au maire de Québec, Régis Labeaume, de lui présenter les différentes options de transport en commun pour combler les besoins de la ville pour l'avenir.

M. Labeaume vient d'apprécier les installations de skytrain de Vancouver aménagées par Bombardier. M. Bachant pense qu'un tel équipement de transport automatisé serait approprié pour la région.

Avantages

«Il faut que ce soit le plus près possible des cœurs de la ville pour être en mesure d'optimiser le système. Les gens doivent utiliser cette méthode de transport collectif plutôt que de prendre leur voiture pour traverser le pont chaque jour.»

Le président de Bombardier Transport y voit l'avantage de réduire la congestion automobile et l'utilisation des espaces de stationnement, ainsi que diminuer les délais de déplacement.

Par contre, il n'a pas osé s'aventurer sur les coûts qui seraient rattachés à un tel système de transport en commun et ignore lequel des ponts, Pierre-Laporte ou de Québec, serait le mieux positionné pour y être adapté.

TGV

Évidemment, Raymond Bachant n'a pu passer sous silence le désir de doter le corridor Québec-Windsor d'une ligne de train rapide ou haute vitesse.

«Comme constructeur, on répond aux besoins. On voit une volonté politique en Amérique du Nord», se réjouit-il, notamment avec les intentions du gouvernement américain Obama.

Au Canada, il attend avec impatience la mise à jour des études sur le lien Québec, Montréal, Toronto et Windsor. Ces études doivent considérer notamment la fréquence des vols et l'achalandage routier pour déterminer la faisabilité d'un TGV dans ce tronçon.

«On sent une volonté du maire de Québec, du premier ministre Jean Charest, du maire de Toronto et du premier ministre de l'Ontario, incluant le maire de Montréal», a mentionné M. Bachant.

Il se dit convaincu que, compte tenu des distances entre les villes, seul un lien très grande vitesse aménagé avec de nouvelles infrastructures, incluant des voies dédiées, permettra de combler les besoins et les attentes.

«Vous devez avoir une ligne très rapide et très peu de stations, sinon vous n'avez plus l'effet de la vitesse pour réduire le temps», ajoute-t-il.

Contrats

M. Bachant parle comme si Bombardier était déjà à l'œuvre tant sur un tramway et un skytrain que sur un TGV. Il semble avoir oublié de tirer des leçons du projet de renouvellement de plus de 1 000 locomotives du métro de Montréal qui n'est toujours pas entrepris.

Ce projet remonte à 2005 alors que le gouvernement Charest avait d'abord choisi de confier, de gré à gré, à Bombardier ce contrat qui a été invalidé par les tribunaux à la suite des protestations du concurrent Alstom.

Les deux entreprises ont décidé de former une paire pour un appel d'offres lancé en 2008 qui les a retenues, mais c'est maintenant au tour des Chinois Zhuzhou de menacer de le contester.

M. Bachant espère tout de même signer le contrat à la fin du mois pour assurer les 500 emplois de l'usine de La Pocatière.

Le Journal de Québec

Liens commandités