Québec
La ministre Courchesne écoutera les professionnels de l'éducation
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La ministre Michelle Courchesne.
Lors d'une conférence de presse tenue jeudi à Montréal, la FPPE a non seulement demandé 1300 professionnels supplémentaires dans les établissements scolaires du Québec, mais également un rendez-vous «dans les plus brefs délais», avec la ministre Courchesne.
La fédération souhaite lui remettre un document de 150 pages qu'elle a également dévoilé jeudi. Il contient des témoignages de centaines de professionnels qui confirment leur nombre insuffisant dans les écoles.
Après avoir effectué une tournée des régions du Québec sous le thème «La place d'un élève n'est pas sur une liste d'attente», la Fédération a constaté que des dizaines de milliers d'élèves ayant des difficultés ne reçoivent pas l'aide et le soutien dont ils ont besoin pour réussir à cause du manque de personnel pour assurer les services à offrir.
Loin de jouer à l'autruche, Québec se dit conscient du problème. La porte-parole de la ministre Courchesne, Tamara Davis, a d'ailleurs assuré qu'elle «entrera en contact avec la Fédération pour regarder les différentes possibilités d'horaire avec elle».
Reste qu'à son avis, le ministère déploie déjà plusieurs efforts pour améliorer la situation.
«Le ministère accorde des subventions de 2 milliards $ chaque année aux commissions scolaires, soit 20 % de leur budget annuel à cet effet. Aussi, au cours des sept dernières années, 1800 professionnels supplémentaires ont été embauchés», rappelle-t-elle.
Découragés et épuisés
Ces ajouts ne semblent toutefois pas suffisants pour la FPPE qui souligne que les professionnels sont «épuisés et découragés face à leur impuissance».
Le président Jean Falardeau considère que cette situation est causée par le manque de vision du gouvernement.
«La stratégie sur la persévérance scolaire que la ministre a présentée en septembre ne va pas assez loin. La mobilisation des forces vives du milieu ne remplacera jamais les services spécialisés offerts notamment par un orthophoniste ou un orthopédagogue auprès d'un élève ayant des difficultés, si l'on veut l'aider à réussir», fait-il valoir dans un communiqué.
Selon lui, c'est « succomber à la pensée magique » que de croire que la solidarité et le soutien moral suffit pour aider un élève dans le besoin.
De plus, au terme de la tournée provinciale de la Fédération, il a constaté que la réalité semble la même partout au Québec. «Le nombre d'élèves ayant des difficultés est à la hausse pendant que les ressources professionnelles n'augmentent pas», déplore-t-il.
Le gouvernement a refusé de s'avancer sur une date de rencontre.