Forum jeunesse de l'île de Montréal

Les jeunes leaders veulent améliorer la justice sociale

Stéphanie Saucier

Publié le:

Tout comme Katia Atif, représentante de la Table des femmes, les participants ont fait valoir leur opinion.

© Photo QMI

Tout comme Katia Atif, représentante de la Table des femmes, les participants ont fait valoir leur opinion.

MONTRÉAL - La question de la diversité et de l'égalité sociale soulève les passions des jeunes chefs de file montréalais. Les propositions pour améliorer la situation des diverses minorités de la métropole se sont d'ailleurs succédé lors de leur rencontre annuelle, vendredi.

Réunis dans le cadre de l'Événement régional du Forum jeunesse de l'île de Montréal (FJÎM) à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), quelque 200 jeunes meneurs ont fait valoir leur opinion dans sept ateliers consacrés à divers thèmes tels les sports, l'art, l'environnement, l'économie, la santé et la démocratie.

Mais c'est décidément le secteur de la solidarité et la justice sociale qui a attiré le plus grand nombre de participants. «Montréal est la terre d'accueil de tous les nouveaux arrivants. La diversité regroupe plusieurs enjeux sociaux comme l'accès à l'emploi, la persévérance scolaire et la pauvreté. C'est un thème qui est revenu à de nombreuses reprises lors des consultations qui ont permis de préparer cette journée», fait valoir la présidente du FJÎM, Laurence St-Denis.

À son avis, il faut améliorer la présence des jeunes issus de l'immigration au sein des différentes instances. «Ils sont moins familiers avec le fonctionnement des différents organismes, mais ils ont d'autres réalités à faire face avant de s'impliquer. C'est pourquoi on cherche à améliorer leur intégration», observe-t-elle.

Quelques idées

Pour Katia Atif, représentante de la Table des femmes, l'une des solutions serait de mettre en valeur la diversité des identités plutôt qu'une seule comme le discours politique tend à démontrer.

«Il faut être davantage inclusif et cesser de parler du "nous", en désignant les Québécois de souche, et du "eux", pour désigner les autres Québécois. Cette conception est discriminatoire», croit-elle.

De son côté, Jean-Philippe Vézina, qui œuvre entre autres pour le Réseau de développement et de prévention afro-canadien, souhaiterait voir tomber les barrières qui empêchent les parents de s'impliquer dans le cheminement scolaire de leurs enfants en leur permettant notamment de discuter avec les enseignants dans une langue qu'ils comprennent.

«C'est important que les gens apprennent le français, mais la présence des parents est toute aussi importante dans l'éducation de leur enfant», souligne celui qui considère que les plus grosses tensions à Montréal se situent dans les inégalités, d'où la popularité du sujet.

Plan d'action

Les conclusions tirées des discussions qu'ont tenues les jeunes chefs de file permettront de diriger les prochaines actions du Forum jeunesse, qui renouvelle actuellement ses priorités et qui doit préciser les positions qu'il défendra dans les cinq prochaines années.

Par ailleurs, la Conférence régionale des élus, qui prépare son plan quinquennal de développement y intégrera les priorités des jeunes Montréalais.

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