L'APPQ remet l'escouade sur le tapis
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Jean-Guy Dagenais, président de l'APPQ.
Le président de l'APPQ, Jean-Guy Dagenais, a dit au Journal ne pas comprendre pourquoi le ministre de la Sécurité publique refuse d'accréditer cette suggestion.
« Une disparition d'enfant en est une de trop. On parle beaucoup de la petite Cedrika et il ne faudrait pas attendre qu'il y en ait d'autres », a plaidé le numéro un du syndicat des policiers de la Sûreté du Québec, qui regroupe plus de 5 000 membres.
M. Dagenais reprend ainsi une proposition déjà avancée en 2006 par l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, à l'époque où le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu en était le président. Ce dernier déplorait en outre que le taux de résolution des policiers québécois n'était que d'un cas sur sept en la matière. Le ministre Jacques Dupuis avait écarté cette idée pour la première fois au printemps 2008.
L'APPQ verrait d'un bon œil que les cas de disparitions − « pas seulement d'enfants mais aussi d'adultes », selon M. Dagenais − au Québec constituent le mandat d'une escouade spécialisée formée d'une dizaine d'enquêteurs et placée sous la responsabilité de la SQ. Un peu comme la police provinciale ontarienne a la sienne, avec un taux de succès de quelque 30 %.
« Les crimes évoluent et les corps de police doivent évoluer. Les meurtres, les crimes économiques et le crime organisé sont confiés à des unités spécialisées. Pourquoi pas les disparitions? Surtout à l'heure d'Internet, où les crimes commis à l'endroit des enfants augmentent et que les enquêtes de disparitions d'enfants doivent parfois se transporter à l'étranger », a fait valoir le président de l'APPQ.