Retombées économiques

Le Nascar, de la petite bière comparativement à la F1


Jean-François Villeneuve

Publié le:

De la petite bière comparativement à la F1
Tous les commerçants de la rue Crescent rencontrés par 24H s'entendent pour dire que les gros moteurs américains et les filles sexy ne se répercutent pas nécessairement sur les ventes du week-end.

© Agence QMI

De la petite bière comparativement à la F1 Tous les commerçants de la rue Crescent rencontrés par 24H s'entendent pour dire que les gros moteurs américains et les filles sexy ne se répercutent pas nécessairement sur les ventes du week-end.

MONTRÉAL - Tous les commerçants de la rue Crescent rencontrés s'entendent pour dire que les gros moteurs américains et les filles séduisantes mis en évidence lors des festivités entourant la course Nascar NAPA 200 pour attirer les visiteurs ne se répercutent pas nécessairement sur les ventes du week-end.

Manu Sharma, employé au bar lounge Devi, constate que la majorité des visiteurs qui se déplacent durant les festivités de la course Nascar viennent principalement prendre une bière sur la terrasse, plutôt qu'un repas complet, comme c'est le cas habituellement. «La bouffe, c'est zéro pour nous, en fin de semaine. On ne fait que vendre de la bière, c'est tout.»

Même son de cloche du côté du club Newtown, qui ne voit qu'une légère augmentation de sa clientèle par rapport à la période estivale régulière. L'établissement, dont le propriétaire Jacques Villeneuve participe à l'épreuve phare du week-end, était désert, samedi, en milieu de journée.

«La Formule 1, c'est beaucoup plus sérieux, beaucoup plus gros», raconte le barman Ellis Steinberg. «Depuis deux jours, j'ai fait 150% du pourboire habituel, tandis que pour la F1, c'est 500%».

«On a beau copier la façon de faire de la F1, ce n'est définitivement pas la même clientèle et les résultats sont différents», explique pour sa part Kim Dugas, elle aussi employée au Newtown.

Le propriétaire du bar Ziggy's Pub, Ziggy Eichenbaum, explique la différence entre les deux événements par la «richesse» des visiteurs qui se déplacent sur Crescent. «Durant la semaine de la F1, les clients achètent des bouteilles de Cristal (du champagne) sans demander le prix, alors que pendant le Nascar, ils se renseignent sur le coût d'une bouteille de bière. Ce n'est vraiment pas la même chose».

Autre comparaison entre la F1 et le Nascar, seule la rue Crescent était fermée samedi entre De Maisonneuve et Sainte-Catherine, tandis que la rue Peel, généralement incontournable lors de la fête automobile de juin, passait totalement à côté de l'événement.

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