Montréal
Fini les grands panneaux d'affichage publicitaire sur le Plateau
© Agence QMI / Sébastien St-Jean
«Ce sont des laideurs imposées aux Montréalais, sans qu'on puisse regarder ailleurs», dit Alex Norris, conseiller de ville dans le district du Mile-End
Mardi soir, un règlement en ce sens devait être voté en première lecture au Conseil d'arrondissement, par les élus de Projet Montréal, qui détiennent tous les sièges. Son adoption finale est prévue pour novembre.
Alex Norris, conseiller de ville dans le district du Mile-End, est catégorique. «Ce sont des laideurs imposées aux Montréalais, sans qu'on puisse regarder ailleurs», a-t-il dit à propos des panneaux.
Dans l'arrondissement, les 45 grands panneaux appartiennent à trois entreprises : Astral Média en possède 18, CBS Affichage en exploite 19, et Jim Pattison Industries détient les 8 autres.
La Ville en tire environ 40 000 $ par année en redevances, et les propriétaires d'édifices sur lesquels ils sont installés touchent également des compensations.
«40 000 $, c'est des peanuts. Ça profite à une poignée de grosses entreprises publicitaires, au détriment des Montréalais», a prétendu Alex Norris.
Selon Projet Montréal, des états américains comme le Vermont, le Maine, Hawaï, et l'Alaska, de même que la ville brésilienne de São Paulo, ont banni les panneaux réclame «depuis plusieurs années».
Bataille juridique?
En mars 2009, la ville de Québec avait décidé de bannir tout affichage publicitaire sur son territoire d'ici cinq ans.
Astral Média, CBS et Jim Pattison Industries, qui possèdent 95 % de l'ensemble des panneaux d'affichage au Québec et sont unis au sein du Regroupement de l'industrie de l'affichage extérieur du Québec (RIAEQ), avaient contesté ces nouvelles dispositions.
Quelques mois après, la Commission municipale du Québec avait jugé non-conforme une partie de ce règlement.
«On a fait nos devoirs au point de vue juridique. On pense que c'est notre droit d'enlever l'affichage», assure Luc Ferrandez, le maire du Plateau-Mont-Royal, à propos d'éventuelles poursuites.
Les élus de l'arrondissement croient aussi que la publicité sur les taxis et les stations BIXI devrait éventuellement disparaître. Dans ces deux derniers cas, il s'agit toutefois d'une compétence de la ville centre, et nom de l'arrondissement.