Décès de Claude Béchard
L'Assemblée nationale sous le choc
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La chef du Parti québécois Pauline Marois a tenu à souligner l'esprit «combatif» de M. Béchard.
Les députés de tous partis politiques confondus ont salué le courage de M. Béchard, un homme décrit comme un redoutable jouteur, mais, plus encore, comme un homme attachant qu'il était agréable de côtoyer.
«C'était un garçon attachant, amoureux de la vie, amoureux de la bataille politique, a confié la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre. C'était un homme qui souriait, qui avait le goût de vivre.»
«C'est une maladie qui vient avec beaucoup de douleur, beaucoup de souffrances intérieures, mais il ne l'a jamais laissé transparaître», a affirmé le ministre de la Santé et des Services sociaux Yves Bolduc.
En janvier 2010, alors que la maladie semblait derrière lui, M. Béchard avait dû faire face à une récidive de son cancer. Quelques mois plus tard, malgré ses traitements de chimiothérapie, le politicien était de retour sur les bancs de l'Assemblée nationale.
Selon ses pairs, son retour aurait eu un effet thérapeutique sur ses collègues, insufflant un vent de camaraderie d'un côté à l'autre de la Chambre.
«L'Assemblée nationale a changé grâce à lui, c'était plus amical, a confié le ministre libéral Norman MacMillan. Il n'y a pas de mots pour dire à quel point il va nous manquer.»
Même s'il luttait contre la maladie, Claude Béchard n'avait pas perdu pour autant son sens de l'humour, aux dires de ses collègues. « C'est lui qui faisait le plus de farces et qui nous donnait de l'énergie », a raconté le ministre Bolduc.
La chef du Parti québécois Pauline Marois a tenu à souligner l'esprit «combatif» de M. Béchard. «Il l'aura été jusqu'à la fin, lui qui luttait depuis plus de deux ans contre ce terrible cancer. Il faut saluer son courage», a indiqué Mme Marois dans un communiqué.
