Train de banlieue
L'ouest de Montréal réclame un meilleur service
© Agence QMI
Mardi, à l'heure de pointe du matin, des bénévoles du mouvement Train de l'Ouest ont recueilli 3000 signatures, à la gare Lucien L'allier.
Les membres de la coalition ont entrepris de faire circuler une pétition qui réclame des améliorations importantes au service de train offert par l'Agence métropolitaine de transport (AMT).
Le document sera présenté cet automne à l'Assemblée nationale par le député de Jacques-Cartier, Geoff Kelly, et le député de Vaudreuil, Yvon Marcoux.
Mardi, à l'heure de pointe du matin, des bénévoles du mouvement Train de l'Ouest ont recueilli 3000 signatures à la gare Lucien L'allier.
«Actuellement, le service est inadéquat et pas fiable. En dehors des heures de pointe, il n'y a presque pas de trains. Comment voulez-vous attirer les gens qui n'ont pas un horaire de travail régulier?», dénonce Clifford Lincoln, qui a déjà été ministre de l'Environnement, en plus d'être député provincial puis fédéral de 1981 à 2004.
Tracés concurrents
Puisque l'AMT ne possède pas la voie ferrée, elle ne peut ajouter davantage de départs.
Dans son budget 2010-2011, Québec a justement prévu un montant de 200 millions $ pour de nouvelles infrastructures ferroviaires dans cet axe. Ottawa doit aussi annoncer une somme équivalente.
Or, Aéroports de Montréal (ADM) souhaite utiliser ce financement pour construire une navette express entre l'aéroport et le centre-ville, en utilisant un tracé différent de celui des trains de banlieue.
La ville de Montréal et la Société de transport de Montréal (STM) ont même donné leur appui au projet d'ADM.
«Avant de dépenser des centaines de millions $ sans aider du tout les payeurs de taxes des banlieues, il faut repenser le projet», soutient Clifford Lincoln, qui se range clairement du côté de l'AMT.
En entrevue, Joël Gauthier, le PDG de l'AMT, assure que son projet «n'est pas mort», et qu'il a rencontré à cet effet le nouveau ministre des Transports du Québec, Sam Hamad.
Du côté d'ADM, la porte-parole Christiane Beaulieu explique que son organisation attend toujours le rapport final de la firme PricewaterhouseCoopers, qui a fait une étude comparative des deux projets concurrents.