Commission Bastarache

Une preuve sauvée par une demande d'accès à l'information?


Jocelyn Ouellet

Publié le:

MONTRÉAL - Une demande d'accès à l'information faite par un journaliste aurait évité la destruction des registres d'accès au bureau du premier ministre. Un des uniques éléments de preuve qui pourrait donner raison à Marc Bellemare.

Ces documents contiennent en détail les noms des visiteurs, heures d'entrée et de sortie, et dates de chacune des visites faites au cabinet du premier ministre Jean Charest. Cet été, dans le cadre de l'émission « Enquête » de Radio-Canada, le journaliste aurait fait la demande pour les registres de l'année 2003 des bureaux de Québec et Montréal. Concernant celui de Québec, la lettre de refus mentionne que les registres «ont été récupérés juste avant leur destruction», mais qu'ils ne peuvent être partagés pour des raisons de sécurité. Ceux de Montréal sont introuvables.

Rappelons que Marc Bellemare a soutenu lors de la commission Bastarache que les collecteurs de fonds Charles Rondeau et Franco Fava auraient visité à plusieurs reprises Chantal Landry, la responsable des nominations au bureau du premier ministre. Ce que Jean Charest a aussitôt démenti. Ces registres pourraient permettre de savoir qui détient la vérité.

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