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Un Torontois souhaite créer un nouveau parti fédéral

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Le logo du Online Party of Canada.

Photo: courtoisie

Le logo du Online Party of Canada.

TORONTO - Parce qu'il en avait marre des hommes politiques qui ne tiennent pas leurs promesses, le Torontois Michael Nicula a fondé le Online Party of Canada (OPC), un mouvement politique en ligne qui pourrait bien devenir un parti politique à part entière.

«C'est un spécimen complètement nouveau», a soutenu M. Nicula, dimanche, lors d'un entretien téléphonique.

Par le biais de cette plateforme politique en ligne, les candidats du parti doivent défendre des positions précises sur différentes questions, allant de la participation du Canada à la guerre en Afghanistan, à la légalisation de la prostitution et de la marijuana. La position défendue est déterminée par les membres de ce parti.

Et si les électeurs changent d'avis, les candidats doivent se ranger derrière eux, sans quoi ils pourraient être relevés de leurs fonctions. «C'est comme ça que ça devrait fonctionner», a indiqué le fondateur de ce regroupement politique.

«Les gens peuvent se faire élire, et le lendemain, faire exactement le contraire de ce qu'ils ont promis. Ils n'ont pas l'obligation de rendre des comptes avant quatre ans. Le système actuel manque de mécanismes pour assurer l'imputabilité», a expliqué l'homme de 39 ans, un consultant en technologies de l'information basé à Toronto.

M. Nicula a récemment lancé une campagne en ligne pour promouvoir les adhésions à son parti, offrant même un billet de cinéma gratuit pour chaque nouveau membre inscrit.

Le Online Party («parti en ligne») a besoin de 250 membres et d'au moins un candidat confirmé à une élection générale ou partielle pour obtenir le titre officiel de parti politique fédéral. Jusqu'à présent, M. Nicula affirme avoir l'appui de 78 membres et de 297 admirateurs sur sa page Facebook.

Il soutient que l'OPC n'aura aucune affiliation politique et que ses politiques seront fondées sur des positions établies en ligne par ses membres.

M. Nicula s'est dit confiant que les membres voteront, du moins en partie, sur la base des avis des spécialistes hautement qualifiés qu'il souhaite recruter à titre de candidat. Il croit également que les opinions de ses membres sur d'importantes questions ne passeront pas d'un extrême à l'autre de l'échiquier politique, ce qui créerait un parti de candidats ayant des positions contraires.