L'embauche de Patrick Bragoli, un premier employé à temps plein, représente un tournant significatif pour la troupe de Mario Bédard, qui va passer en «mode sollicitation» dans les prochaines semaines et sera de plus en plus visible.
Bragoli, connu pour son rôle de vp marketing chez Genex de 2004 à 2007 et son implication avec le Radio X, deviendra un élément-clé du plan de développement. Le 6 avril prochain, il héritera des chapeaux de directeur général, directeur des ventes, seul employé rémunéré à temps plein, homme-orchestre...bref «homme-à-tout-faire». En clair, son job principal : vendre des sièges et ramener des chèques.
«Il a travaillé avec Claude Rousseau (du championnat mondial de hockey). Il connaît le domaine du hockey, le domaine des négociations avec Expo Cité, il sait comment ça fonctionne les concessions, comment ça marche un club de hockey et il sait comment ça marche les ventes. En plus avec Genex, il a organisé des spectacles... Y'en a pas beaucoup à Québec qui ont ça. On n'a pas cherché longtemps», a confié Mario Bédard, lors d'un transit entre Winnipeg et Denver, là où des rencontres sont prévues avec la direction de l'Avalanche du Colorado au Pepsi Center, un autre amphithéâtre «inspirant».
«Lui (Bragoli), ça va être un employé mais il embarque un peu comme un bénévole, on ne peut pas le payer la valeur qu'il vaut», a précisé le comptable de Mallette qui consacre actuellement 50% de son temps au projet J'ai ma place.
Pression sur les retardataires
«Je pense qu'au niveau du projet, on sait où on s'en va...maintenant il faut convaincre les gens.»
Moins de la moitié des 1300 sièges réservés et des 40 salons ont été payés malgré le «deadline» d'un mois qui est échu. «Là, Jennifer va les appeler et va leur demander : tu payes ou tu ne payes pas? C'est ça qu'on veut savoir», a tranché Mario Bédard.
Celui-ci préfère croire que les retardataires sont simplement nonchalants et refuse de dire que les ventes plafonnent.
«Patrick va aller chercher des nouvelles ventes. Quand ça va faire deux mois qu'on va avoir un vendeur sur la route, si ça ne vend pas, on va le savoir! On va aller viser les grandes entreprises pour commencer. Il va falloir toutes les faire, alors il y en a beaucoup. On a une liste de 150 noms à Québec qui devraient acheter, soit des salons, soit des sièges.»