Le plan TGV du président Obama représente une occasion en or pour le Canada de justifier le projet de TGV Québec-Windsor, croit Sam Hamad, ministre responsable de la Capitale nationale, qui y voit une opportunité aussi importante que l'accord de libre-échange nord-américain.
«Si un tracé de TGV (train à grande vitesse) en provenance des États-Unis se rend à Montréal, ça justifie davantage un lien entre Québec et Windsor, évalue M. Hamad. C'est un projet créateur de richesse, un autre accord de libre-échange pour la circulation des personnes (...) et une autre preuve qu'il faut aller de l'avant avec notre projet de TGV.»
Le président Obama annonçait la semaine dernière qu'il souhaitait faire du TGV un élément central de son plan de relance de l'économie américaine. Il met notamment de l'avant un corridor qui relierait Boston, Albany et Montréal, et un autre qui irait de Chicago vers Détroit et Montréal. «C'est un bon signal envoyé au gouvernement fédéral», affirme M. Hamad.
Leadership de Harper
Rappelant que le TGV Québec-Windsor sera payé majoritairement par le fédéral, le ministre souhaite que le gouvernement Harper s'engage rapidement à donner le feu vert au projet et démontre ainsi son leadership. «On est rendu à une étape où le fédéral doit trouver une formule de financement intéressante.»
Le fédéral n'a pas à attendre les résultats de l'étude d'actualisation commandée conjointement avec le Québec et l'Ontario, estime M. Hamad. Il rappelle que le premier ministre Jean Charest s'est aussi prononcé en ce sens: il s'agit d'une étude de mise à jour et non de faisabilité.
«L'objectif avec cette étude, c'est d'obtenir les résultats le plus rapidement possible et ça devrait aller à la fin de cette année», dit-il.
Québec dans le tracé
M. Hamad ne partage pas les appréhensions du maire Régis Labeaume: Québec sera incluse dans le tracé. «Pour le Québec, ajoute-t-il, ce sera très important au niveau économique, on ne sera plus juste des Gaulois.»