Le décrochage scolaire est un véritable fléau au Québec. Après six mois de consultations, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a finalement présenté la semaine dernière un « plan d'action » qui est loin de faire l'unanimité.
Les profs lui reprochent son « manque d'ambition » et les directeurs d'école estiment qu'il ne propose « rien de neuf ».
Pendant que la ministre rêve d'un taux de réussite de 80 % en 2020, Le Journal s'est rendu en Allemagne où près de 95 % des finissants du secondaire obtiennent leur diplôme, année après année.
Selon l'OCDE, l'Allemagne détient le taux de diplomation le plus élevé du monde, devançant même la Finlande, pourtant reconnue pour avoir le « meilleur » système éducatif de la planète.
Des secrets à découvrir
Le Journal a visité pendant une semaine des écoles du land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans l'ouest de l'Allemagne.
Des enseignants, des directeurs d'établissement, des élèves et des fonctionnaires du ministère de l'Éducation ont raconté leurs secrets pour lutter contre le décrochage.
À compter d'aujourd'hui et durant toute la semaine, percez le mystère de cette recette allemande, dont plusieurs ingrédients pourraient être appliqués au Québec.