trop d'emballages

Le ministère de l'Environnement estime que la situation s'améliore

Éric-Yvan Lemay

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Une photo prise dans un supermarché Maxi et envoyée au Journal montre des mandarines chinoises emballées individuellement.

Photo le Journal

Une photo prise dans un supermarché Maxi et envoyée au Journal montre des mandarines chinoises emballées individuellement.

Le ministère de l'Environnement n'entend pas sévir contre le suremballage en alimentation. On estime que le système de redevance déjà en place et une sensibilisation viendront à bout de certaines mauvaises habitudes.

« Il n'est pas question de loi sur le suremballage », dit Dave Leclerc du ministère du Développement durable, Environnement et Parcs.

Hier, le Journal publiait une série d'exemples de gaspillage que l'on retrouve dans les emballages à l'épicerie.

« On ne veut pas arriver avec une loi très sévère sur les emballages. Ce serait difficile à appliquer puisque plusieurs produits proviennent de l'extérieur. Il y a aussi l'aspect hygiénique et la fragilité du produit qui entrent en ligne de compte », soutient le porte-parole.

Le programme de redevance qui force les producteurs à verser un montant pour la récupération en fonction de la quantité d'emballage produit est suffisant. L'an dernier, l'industrie a versé 25 millions $ à Éco Entreprises Québec qui gère le programme.

« On voit déjà des résultats. Depuis trois ans, ça incite les compagnies à faire moins de suremballage », soutient Dave Leclerc.

Une nouvelle politique de gestion des matières résiduelles sera dévoilée plus tard cette année, mais on refuse de dire si des mesures viseront spécifiquement le suremballage.

Mobilisation

En attendant, certains se mobilisent pour faire changer les habitudes des consommateurs. Un colloque dédié exclusivement à l'emballage alimentaire se tiendra d'ailleurs à Montréal le 8 octobre prochain.

Une chargée de projet à l'Institut des communications graphiques du Québec, Islem Yezza, tient un blogue où sont dénoncés des suremballages jugés non respectueux de l'environnement.

Une école donne l'exemple

À l'école Paul-Chagnon de Longueuil, on a mis en place des boîtes à lunch écologiques. Pour obtenir une étiquette de boîte à lunch écologique, il faut respecter une série de critères comme ne pas avoir de sacs Ziploc, de boîtes de jus en carton ou des collations emballées individuellement.

L'an dernier, un seul groupe avait participé au projet-pilote, mais, cette année, c'est toute l'école qui sera impliquée. Déjà certains élèves ont obtenu leur logo indiquant qu'ils ont atteint cet objectif.

On espère aussi favoriser une meilleure alimentation en encourageant les repas maison dans des contenants réutilisables au lieu des lunchs préparés et emballés dans du plastique ou du carton.

eylemay@journalmtl.com

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