Funérailles à Victoriaville

La chanteuse des Heureux Perdus portée en terre

Yves Charlebois / Collaboration spéciale

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L'église Saint-Gabriel-Lalemand sur le boulevard Jutras à Victoriaville était remplie à craquer.

© PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE

L'église Saint-Gabriel-Lalemand sur le boulevard Jutras à Victoriaville était remplie à craquer.

VICTORIAVILLE | Plus de 600 personnes ont assisté, hier après-midi, aux funérailles de Marylène Hains, auteure-compositrice et chanteuse du groupe Les Heureux Perdus.

La jeune femme de 33 ans, originaire de Victoriaville, s'est enlevé la vie le 11 octobre dernier lors d'une visite dans sa belle-famille dans la région de Magog dans les Cantons-de-l'Est.

Pourtant, rien ne laissait présager une pareille tragédie. Marylène enseignait la philosophie au cégep de Sainte-Foy.

Son groupe, Les Heureux Perdus, venait de lancer, tout juste le 8 septembre dernier à Québec et le lendemain à Montréal, son premier album après cinq ans de travail. L'album éponyme sur étiquette Nomade avait reçu un excellent accueil à la fois par les médias et par le public.

Un membre du groupe, Éric Blanchard, déclarait cette semaine qu'elle était atteinte de bipolarité, mais jamais il n'aurait pensé qu'elle poserait pareil geste.

Rencontré sur le parvis de l'église, son cousin Martin Gauvreau a mentionné que personne dans son entourage ne s'attendait à cela de Marylène.

Le voisin de ses parents à Victoriaville, Yves Lavertu, abonde dans le même sens, disant que l'amie de ses enfants était une personne joviale et que tout lui réussissait.

L'église Saint-Gabriel-Lalemand était remplie à craquer avec même des gens assis par terre.

Marylène était très croyante. Quatre prêtres et un diacre ont officié la cérémonie. L'un d'eux, Pierre-Olivier Tremblay, un oblat de Québec, connaissait Marylène depuis son adolescence. Il a rappelé qu'en mai 1993, alors qu'elle avait 17 ans, il l'avait rencontrée au sanctuaire de Cap-de-la-Madeleine. « Elle avait de grandes questions sur l'existence, c'était ma chanteuse post-moderne préférée ».

Le prêtre Jean Dumont a déclaré : « On ne peut pas comprendre, Seigneur, qu'une vie peut être brisée si jeune! »

La jeune femme laisse dans le deuil Josuah, un garçonnet de 15 mois, et son conjoint Étienne Paré. Son frère Jasmin, musicien chez Les Heureux Perdus, est également animateur à la radio de Radio-Canada.

Marylène a publié plusieurs de ses poèmes, dont voici une citation : « La nuit est sombre, mais il fait toujours clair quelque part ».

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