Classement 2009 d'Influence Communication

Labeaume omniprésent dans les médias

Taïeb Moala

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Régis Labeaume

© Stevens LeBlanc

Régis Labeaume

En 2009, le maire Régis Labeaume a été la septième personnalité la plus citée dans les médias québécois, selon le classement annuel que publie Influence Communication ce matin. Jamais un premier magistrat de la capitale nationale n'aura eu autant de visibilité depuis le lancement de ce palmarès en 2005.

« Le maire Labeaume est devenu un vrai phénomène médiatique, résume Jean-François Dumas, président d'Influence Communication. Il exerce une fascination certaine. Il aime les médias et les médias l'aiment bien. »

En termes de poids médiatique, Régis Labeaume réussit le tour de force de dépasser la chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Pauline Marois. « M. Labeaume était à la neuvième place en 2008 avec 0,54 %, rappelle M. Dumas. Là, il est septième avec 0,96 % de l'exposition. N'eût été les scandales à Montréal, il aurait fini devant Gérald Tremblay, qui vient au sixième rang. »

Encore plus significatif, la présence du maire de Québec dans le top 10 n'était pas liée à un événement en particulier. « Il a été dans les 10 premiers toute l'année pour toutes sortes de sujets, fait savoir Jean-François Dumas. Les médias de Montréal le trouvent pittoresque tandis que ceux de Québec sont un peu complaisants. Ils lui ont donné de l'espace même quand il n'annonçait rien. »

Des journalistes impressionnés?

Cette « lune de miel prolongée » étonne d'ailleurs M. Dumas. « J'ai vu le maire Labeaume revirer des journalistes comme des crêpes en leur répondant brusquement et de façon cavalière, mentionne-t-il. Jamais un élu de Montréal ou d'Ottawa n'aurait pu se permettre de faire ça. »

Tôt ou tard, la relation entre l'élu et les médias va se transformer, croit Jean-François Dumas. « Le jour où les journalistes seront moins impressionnés et mois sympathiques avec lui, il trouvera que cette promiscuité est lourde à porter. Ce sera beaucoup moins drôle pour lui», pense le président d'Influence Communication.

D'autres résultats du bilan 2009 montrent que Québec a connu un « lendemain de brosse » après une exposition exceptionnelle en 2008, année du 400e. La Ville a ainsi perdu 68 % de sa couverture dans les médias québécois. À l'international, le poids médiatique de Québec a chuté de 97 %.

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