retour de la LNH

« La plus méthodique en 15 ans »

Marc-André Séguin

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Jugée comme la plus méthodique depuis le départ des Nordiques, l'enquête commandée par Quebecor représente une étape sérieuse vers le retour de la LNH à Québec, selon des observateurs proches du dossier.

© photo les archives benoît gariépy

Jugée comme la plus méthodique depuis le départ des Nordiques, l'enquête commandée par Quebecor représente une étape sérieuse vers le retour de la LNH à Québec, selon des observateurs proches du dossier.

« Depuis 15 ans qu'on parle d'un retour d'une équipe professionnelle, jamais une entreprise ne s'est montrée aussi méthodique dans sa démarche. Elle marque son territoire, elle cherche des informations concrètes. C'est une première. »

Voilà la lecture que fait l'expert en marketing sportif de l'Université Laval André Richelieu de l'enquête d'opinion qu'a commandé l'entreprise Quebecor pour tester la possibilité de ramener une équipe de la Ligue nationale de hockey à Québec.

« Une entreprise fait ses devoirs, plaide-t-il, et à mon avis, Quebecor est en train de faire ce qui est nécessaire pour voir si non seulement une équipe de hockey devrait être rapatriée à Québec, mais aussi pour voir si elle peut survivre à long terme. »

Et pour s'assurer qu'une équipe puisse survivre plus longtemps que ses premières années, il est important de voir à quel point les gens sont prêts à débourser pour des billets d'événements de calibre majeur dans la nouvelle LNH, ajoute-t-il.

Mais au-delà de la collecte d'information d'ordre monétaire, M. Richelieu avance que la manoeuvre envoie un message clair aux instances de la LNH. « Autant financièrement que stratégiquement, Quebecor est très efficace dans sa démarche. Elle communique qu'elle est un joueur sérieux qui prend sa place, son territoire advenant la migration d'une équipe américaine en sol canadien. Elle indique que Québec est l'endroit où il faut aller. »

Chose certaine, un tel coup de sonde permet aussi d'émettre l'hypothèse plausible que le projet d'amphithéâtre avance bien, croit l'expert. Insistant sur le fait que la construction d'un tel immeuble est intimement liée au succès du rapatriement d'une équipe à Québec, ce dernier perçoit que Quebecor n'aurait pas entrepris cette étude de marché si la perspective d'un nouvel amphithéâtre demeurait floue. « On peut croire que ça devient plus concret, même si on en parle moins. »

Vue d'un bon oeil

Plusieurs personnes contactées par Le Journal hier voyaient aussi d'un bon oeil la nouvelle de cette étude. Claude Rousseau, président d'Équipe Québec, y voyait d'abord une démarche pour valider auprès du public non seulement la perspective de la venue d'une équipe, mais aussi sa capacité à payer, une étape plus concrète que ce qui avait été fait jusqu'à présent. Mario Bédard, le président du groupe J'ai ma place, s'est quant à lui réjoui de voir qu'un « joueur sérieux démontrait autant d'intérêt » pour le projet.

Même discours du bureau du ministre Sam Hamad, où on y voyait un « signal positif », alors que l'attachée de presse de la ministre fédérale Josée Verner a ajouté que le gouvernement fédéral attendait toujours le plan d'affaires d'Équipe Québec avant de faire une annonce concernant l'octroi ou non d'un financement d'Ottawa pour la construction d'un nouvel amphithéâtre.

Avare de commentaires, Marcel Aubut a quant à lui tenu à rappeler qu'un tel objectif demeurait un projet de longue haleine. « Pierre Karl Péladeau l'a dit lui-même », a-t-il fait remarquer.

Rappelons qu'en octobre dernier, Pierre Karl Péladeau avait affirmé qu'il gardait l'oeil ouvert pour un club à acheter, alors que les conditions gagnantes pour la réussite d'un tel investissement étaient de plus en plus nombreuses dans la capitale, selon lui.

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