Gangs de rue
Montres-cellulaires en prison
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Les montres-cellulaires sont de plus en plus en vogue. Au poignet de criminels futés, elles peuvent avoir une grande utilité en prison.
Ces nouveaux petits appareils électroniques ont la grande qualité d'être compacts et plutôt discrets. Mais placé entre les mains de criminels futés, ils peuvent avoir une grande utilité, allant du trafic de drogues à l'évasion. La technologie et la miniaturisation des gadgets électroniques risquent de rendre de plus en plus difficile le travail des agents correctionnels.
Portés à un poignet, une montre-cellulaire pourrait facilement être confondue avec une simple montre-bracelet, par un non-initié.
Mais les agents correctionnels de la prison de RDP ne se sont pas laissé berner.
Une première au Québec
Pour des raisons de sécurité, les autorités carcérales ont refusé de préciser de quelle façon et les circonstances ayant mené la saisie, effectuée dans la semaine de 22 février.
On sait toutefois que deux montres-cellulaires ont été saisies le même jour, en deux endroits différents. Une première au poignet d'un détenu, une seconde dans un endroit non précisé, a dit le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Mario Vaillancourt.
Seules les montres n'indiquant que l'heure et la date sont permises à l'intérieur des prisons.
« Le ministère est satisfait de ces saisies, parce qu'il s'agit d'objets qui pourraient compromettre la sécurité », a dit M. Vaillancourt.
Vérification faite, c'est la toute première fois que ce type d'appareils est découvert et saisi, dans les prisons provinciales.
Deux jours au « trou »
Comme la possession de tels appareils ne constitue pas une infraction criminelle, aucune accusation ne sera portée contre les détenus contrevenants.
Toutefois, des mesures disciplinaires internes leur ont été imposées. Chacun d'eux a mérité un séjour de deux jours en cellule de réclusion, communément appelée le « trou ».
Les agents correctionnels sont autorisés à effectuer des fouilles et à saisir tout objet interdits, afin d'assurer la sécurité tant des employés que des autres détenus.
On ignore ce que des membres d'un gang de rue faisaient avec ces montres-cellulaires. Toutefois, on peut facilement imaginer que ces appareils ont de quoi faciliter les commerces illicites auxquels se livrent ces criminels.