Hausse du temps «sup»

765 policiers de plus en dix ans

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Éric Thibault

Journal de Montréal, Publié le:

La direction de la SQ explique le temps supplémentaire, entres autre, par des événements où la sécurité est importante, comme le Sommet de Montebello en 2007 par exemple.

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La direction de la SQ explique le temps supplémentaire, entres autre, par des événements où la sécurité est importante, comme le Sommet de Montebello en 2007 par exemple.

Pendant que le syndicat crie au manque d'effectifs, la direction de la Sûreté du Québec explique plutôt que c'est l'ajout de 765 policiers depuis dix ans qui explique la hausse du temps supplémentaire, des congés de maladie et des jours de vacances au sein de son personnel.

« Au fil des ans, nous avons intégré 305 policiers municipaux (dans plusieurs villes de 50 000 habitants ou moins) à la Sûreté du Québec. Nous sommes liés par contrat dans plus de 80 MRC et on doit offrir le service. Si le contrat dit que ça prend dix policiers par jour sur ce territoire, on n'ira pas en bas de ça. Et il faut ajouter que depuis 2006, nous comptons 460 policiers réguliers de plus qui ont remplacé autant de policiers auxiliaires à statut précaire. Ces derniers n'avaient pas droit à des vacances. On parle donc de 20 % d'effectifs additionnels », a fait valoir le lieutenant Michel Brunet, porte-parole de la SQ.

Grandes enquêtes

Le Journal révélait, mercredi, que la SQ avait payé 1,1 million d'heures de travail supplémentaires à ses policiers (13 % de plus qu'il y a quatre ans), en 2009-2010. Les policiers provinciaux ont également pris plus de 67 000 jours de congé de maladie et 89 500 jours de vacances l'an dernier, pour des hausses respectives d'environ 30 % et 50 % par rapport à 2005-2006.

Selon le lieutenant Brunet, 60 % des heures supplémentaires effectuées par les policiers sont attribuables, bon an mal an, à leur travail dans des enquêtes de grande envergure (comme le projet SharQC qui a démantelé les Hells Angels en 2009), des événements ponctuels où la sécurité est un enjeu important (comme le sommet de Montebello en 2007) ou à des opérations intensives visant à solutionner des crimes (comme la disparition de Cédrika Provencher).

« Mais ça ne veut pas dire qu'on peut dépenser sans compter. Tout est géré à la cenne près. On veut utiliser chaque dollar des contribuables du mieux qu'on le peut », a-t-il assuré.

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