Quartier général
3,4 M de dollars de rénovations en un an
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La nouvelle salle de presse, aménagée au rez-de-chaussée du siège social de la Sûreté du Québec, a coûté près d'un million de dollars à elle seule, sur une facture de rénovations de 3,4 millions.
Des données du dernier exercice financier de la SQ, dont Le Journal a obtenu copie, montrent notamment que son siège social, à Montréal, accueille maintenant les représentants des médias dans une nouvelle salle de presse qui a coûté pas moins de 887 214 $. La relocalisation de la Direction des communications près de cette salle, au rez-de-chaussée, a entraîné des dépenses de 379 616 $.
Le local des pièces à conviction est maintenant climatisé et mieux sécurisé. Coût de la facture : 324 102 $. La salle où les policiers pratiquent leurs habiletés au tir a aussi été rénovée et équipée à neuf : 271 558 $.
Le regroupement des départements des relations de travail, de la santé et sécurité au travail, ainsi que de la rémunération du personnel dans une même aile du cinquième étage a nécessité un déboursé additionnel de 597 902 $. Les policiers du Service de l'identité judiciaire occupent également des locaux réaménagés au montant de 163 131 $.
Cher, mais nécessaire
La direction de la SQ convient qu'il s'agit de « sommes importantes », mais que ces aménagements étaient « nécessaires ». Bref, il n'y a pas lieu d'assigner ses enquêteurs de l'opération Marteau sur le dossier...
« Ça peut paraître énorme, mais on n'avait pas le choix. Dans certaines salles, c'était devenu une question de CSST. Notamment dans le local où l'on doit conserver des dizaines de milliers de pièces à conviction saisies pour les fins d'enquêtes, dont du cannabis, et où il n'y avait même pas d'air climatisé. Avec les odeurs, la chaleur et l'humidité, c'était difficile pour nos policiers de travailler dans ce contexte. Et avec les coûts des matériaux et des équipements aujourd'hui, il a aussi fallu composer avec des préoccupations technologiques et environnementales », a expliqué le lieutenant Michel Brunet, conseiller en communications à la surveillance du territoire de la SQ.
Plus de 40 ans
L'officier a notamment souligné que plus de 40 ans après sa construction, l'édifice de la rue Parthenais renfermait encore de l'amiante en ses murs qu'on a d'ailleurs dû décontaminer en marge de la construction de la salle de presse.
« On utilisait un local du 8e étage comme salle de presse qui, en plus d'être inadéquat, n'était pas pratique pour permettre la retransmission en direct des conférences de presse à la télé. On a maintenant une salle de presse à la fine pointe de la technologie et pour longtemps. »
Tout en rappelant que ces contrats ont été octroyés par la Société immobilière du Québec (le bras immobilier du gouvernement) et non par la SQ, le lieutenant Brunet a plaidé que le corps policier « gère serré » et qu'il n'y a rien de somptueux dans les rénovations effectuées.
La même question a été soulevée, en 2008, à la suite de la relocalisation de l'État-major de la Sûreté dans de nouveaux bureaux, au 11e étage du quartier général. Malgré une facture de 1,5 million de dollars, le directeur Richard Deschênes faisait valoir qu'il n'y avait pourtant « pas de luxe ».