MAISON LOYOLA
«C'est un petit bijou»
© Jean-François DESGAGNÉS
La Maison Loyola est dans un fort piteux état.
La Maison Loyola a eu plus de chance que l'église Saint-Vincent-de-Paul qui a croulé sous le pic des démolisseurs l'hiver dernier.
« Ce bâtiment-là, c'est un petit bijou. On va le revitaliser », a poursuivi la conseillère lorsque jointe durant ses vacances.
Depuis 1966, la Maison Loyola est classée dans le répertoire du patrimoine culturel du Québec. On la retrouve sous le nom de l'édifice de la National School.
Selon le ministère, la valeur patrimoniale du bâtiment réside dans son intérêt architectural. Construit en 1822, l'immeuble a été rehaussé d'un étage en 1842.
« Cet immeuble est le premier bâtiment d'esprit néogothique du Bas-Canada », peut-on lire dans un document consulté par le Journal.
Le néogothique, style romantique qui préconise un retour à l'architecture médiévale, était surtout prisé à l'époque par la population d'origine britannique.
Pendant un siècle et demi, l'immeuble a accueilli des organismes voués à l'éducation. Il tire son nom de la tentative d'implantation au Bas-Canada du système des National Schools, fondé en Grande-Bretagne et destiné à l'éducation des orphelins et des enfants pauvres. En 1904, la propriété a été vendue aux Jésuites, qui possèdent le lieu de culte voisin. Finalement, en 1965, elle passe aux mains d'un commerçant qui met un terme à sa vocation institutionnelle.