Le cardinal Ouellet voit d'un très bon œil le retour aux valeurs familiales que préconisent plusieurs couples.
Ce choix de vie pourrait d'ailleurs être très bénéfique pour l'Église qui cherche une façon de joindre les croyants non pratiquants. Le peuple conserve ses valeurs fondamentales, mais rejette les références à Dieu.
« Si les jeunes se réengagent sur le plan de la famille, c'est une porte extraordinaire pour retrouver le sens profond de la vie. L'évolution de l'éducation avec la déconfessionnalisation a éloigné la foi catholique de la vie. On a fait un fossé entre l'Église et l'école. Il reste un respect des valeurs de l'Église. C'est pourquoi le Québec a besoin d'une nouvelle évangélisation. »
Normalement très volubile sur tous les sujets, Mgr Ouellet se fait philosophe lorsque vient la question de sa candidature à la succession du pape. « On ne peut pas empêcher les gens de spéculer. Je suis un peu plus réaliste. J'ai déjà un gros défi à relever. Je me sens très honoré d'avoir reçu une marque de confiance semblable. Je n'aspirais pas à retourner à Rome. »
Comme collaborateur de Benoît XVI, il aura maintenant à choisir celui qui prendra sa place à Québec. « Bien sûr. Je vais recevoir les propositions et on verra ensuite. »