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Moins d'enfants marchent pour aller à l'école

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Johanne Roy @

Journal de Québec, Publié le:

Moins d'enfants marchent pour aller à l'école

Archives Jean-Claude Tremblay

En 1971, 80 % des élèves canadiens de sept ou huit ans marchaient pour aller à l'école. Presque 30 ans plus tard, seulement 40 % des élèves de neuf ans se déplacent à pied vers l'école.

Étalement urbain, dépendance plus grande à l'égard de l'automobile, sécurité dans les quartiers... Voilà autant de facteurs qui font en sorte que les jeunes Québécois marchent de moins en moins pour se rendre à l'école.

Des chercheurs de l'Institut national de santé publique du Québec ont regardé de plus près le transport actif - marche, vélo, patins ou planche à roulettes, trottinette - chez les jeunes du primaire domiciliés à Montréal et à Trois-Rivières. Les données rendues publiques au cours de l'été sont tirées d'une enquête menée auprès des parents de 1 495 élèves de près de 70 écoles primaires, relativement aux déplacements de leur enfant entre la maison et l'école.

Chez les jeunes de 5 à 17 ans, le niveau d'activité physique recommandé pour en tirer des bénéfices sur le plan de la santé équivaut à au moins 60 minutes de marche rapide tous les jours. Le trajet domicile-école représente à cet égard une source potentielle d'activité physique régulière pour les enfants, notent les chercheurs.

Calories dépensées

Certaines études montrent en outre que la probabilité d'être obèse diminuerait de 4,8 % pour chaque kilomètre de marche réalisé sur une base quotidienne, tandis qu'elle augmenterait de 6 % pour chaque heure passée dans la voiture.

De plus, selon une recherche britannique, la marche entre la maison et l'école (cinq jours/semaine) peut représenter un volume de calories dépensées équivalent à celui associé à deux heures d'éducation physique à l'école.

Outre les bienfaits pour la santé, la marche vers l'école est aussi bonne pour l'environnement, soulignent les chercheurs. L'accompagnement à l'école en voiture constitue une charge importante pour les parents, en plus d'exposer l'enfant au stress du conducteur et d'alimenter la congestion aux abords des écoles, font-ils valoir.

johanne.roy@journaldequebec.com

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