Les employés de la Ville de Québec gagnent 10 % plus cher que le marché comparable dans d'autres grandes organisations, évalue le maire Labeaume, qui compte bien rattraper cet écart lors des négociations à venir.
Les conventions collectives des cols bleus et blancs viennent à échéance le 31 décembre et l'administration Labeaume a déposé ses demandes en juin : coupures de 500 postes, prolongement de la semaine de travail de 35 à 37,5 heures, retraite à 65 ans et augmentations salariales annuelles de 1,5 % pour les quatre années à venir.
« C'est pas parce qu'on est une ville qu'on va payer plus que le marché de Québec. Nous, ce qu'on veut, c'est que tous les employés de la Ville soient payés comme on paie sur le marché de Québec. »
Parallèlement à cela, le maire entend revenir avec son idée d'ajuster à la hausse le salaire des quelque 40 cadres de la Ville qui gagnent en-deçà des salaires comparables sur le marché.
Vaches sacrées
Avec les employés, ce seront des négociations difficiles, entrevoit M. Labeaume. « C'est toujours difficile, parce qu'on ne peut plus marcher sur le terme des droits acquis, expose-t-il. C'est sûr qu'on tombe dans des vaches sacrées, mais j'ai toujours dit que rien n'est immuable, tout est ouvert. »
Le maire n'a rien à dire aux syndicats autrement que de devenir plus modernes, déclare-t-il.
« Richard Côté et moi, il faut voir de quel milieu on vient, et il n'y a pas un syndicat qui va nous faire peur. »
Employés appréciés
Les employés sont bons et sont fiers, mais le seul problème, selon M. Labeaume, « c'est que leur porte-parole ce sont des syndicats, et dans le syndicalisme municipal, il y a des exemples qui sont dans les plus détestables du corporatisme syndical de droite, qui n'ont aucun égard ou aucun souci quant à la capacité de payer de la population ».