GAZ DE SCHISTE

Croc-en-jambe de Boisclair à Marois

Agence QMI

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L'ancien chef péquiste André Boisclair estime qu'adopter un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste est une « idée populaire » et « un peu facile », et dont la mise en œuvre serait « excessivement complexe ».

Le leader péquiste de 2005 à 2007 vient ainsi contredire Pauline Marois et le Parti québécois, qui ont réclamé, cette semaine, un moratoire sur cette question, et ce, jusqu'à ce que l'Assemblée nationale vote une loi encadrant cette industrie.

Un moratoire, « ça se défend bien sur la place publique (...), mais c'est quelque chose de très compliqué », a affirmé l'ancien ministre de l'Environnement, en entrevue à La Presse.

M. Boisclair dit comprendre le choix de celle qui lui a succédé, une prise de position « qui peut susciter l'enthousiasme », mais il estime toutefois qu'un moratoire « ne réglerait pas demain matin les problèmes qui sont vécus par des citoyens » vivant à proximité des zones de forage.

En effet, l'imposition d'un moratoire n'empêcherait pas les 16 compagnies gazières de la province de poursuivre leurs forages puisqu'elles détiennent déjà des droits d'exploitation. Leur retirer leurs permis de forage coûterait trop cher, a précisé M. Boisclair.

Sans viser directement la chef du PQ, l'ancien péquiste a soutenu que « des gens se réfugient derrière l'idée du moratoire pour éviter de faire un débat de fond » sur l'exploitation des gaz de schiste.

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