Les cochers insultés par des manifestants

Marc-André gagnon

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Chantale Rondeau et les autres manifestants ont lancé aux cochers des slogans contre le traitement réservé aux chevaux chaque fois qu'une calèche passait devant eux.

© PHOTO BENOîT GARIÉPY

Chantale Rondeau et les autres manifestants ont lancé aux cochers des slogans contre le traitement réservé aux chevaux chaque fois qu'une calèche passait devant eux.

Une quarantaine de personnes ont manifesté devant le parc de l'Espla­nade, hier après-midi, afin de décrier le traitement offert aux chevaux de calèches.

« Nous pensons que les calèches en ville, c'est arriéré », a répété au porte-voix l'organisatrice de la manifestation, Chantale Rondeau. Des manifestants qui l'entouraient, plusieurs provenaient de l'extérieur de la région, et certains arboraient des images de Jim, ce cheval mort d'un probable coup de chaleur, le 27 juillet.

Chantale Rondeau milite pour l'abolition pure et simple des calèches en ville et se dit convaincue que des chevaux de calèche de Québec et de Montréal terminent leurs vies dans des abattoirs, où ils sont traités de façon atroce. Mme Rondeau s'indigne également des propos de François Picard, vice-président du comité exécutif de la ville, rapportés récemment par Le Journal de Québec, où il a comparé le travail de chevaux en ville à ceux des paysagistes.

Les cochers qui passaient près des manifestants, installés à proximité de l'écurie de la rue D'Auteuil, ont dû essuyer les commentaires lancés à leur endroit. L'un de ces cochers, Félix Nadeau, a indiqué qu'il n'était pas impressionné par le faible nombre de manifestants. « Ils ne sont pas mal traités du tout », a-t-il assuré, à propos des bêtes avec lesquelles il travaille depuis 11 ans. Même son de cloche recueilli auprès de son collègue Guillaume Brière, qui trouve que la réglementation est déjà très sévère. La preuve, c'est que depuis la mort de Jim, rien n'a changé, « on se fait juste plus insulter », a-t-il avoué.

Venue inspecter les chevaux alors qu'avait lieu la manifestation, Isabelle Grégoire, vétérinaire qui travaille pour le compte de la ville de Québec, a elle aussi laissé entendre que la réglementation de la ville de Québec était l'une des plus sévères, devant de nombreuse villes canadiennes et américaines. « En réalité, je pense que c'est réputé, les chevaux aiment travailler, ils aiment ça faire de la selle, ils aiment ça être attelés [...], les chevaux peuvent avoir plaisir définitivement à travailler », s'est montré d'avis la vétérinaire, qui visite les chevaux de deux à sept fois par semaine.

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